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WIMBLEDON - WIMBLEDON . Si le filet avait été plus tendu à Wimbledon, la France aurait probablement qualifié trois de ses joueuses pour le troisième tour, mercredi.
Mais Nathalie Dechy, qui a réalisé un grand match mais a manqué de réussite face à Ana Ivanovic (n°1), n'a pu rejoindre Marion Bartoli et Amélie Mauresmo, qualifiés sans trop de problèmes.
Marion Bartoli (n°11) a imposé sa loi face à l'Ukrainienne Tatiana Perybiynis, 67e mondiale. La finaliste de l'an dernier a sig né un succès 6-2 7-5 après avoir été menée 5-2 au deuxième set.
"Le vent s'est levé et ça m'a fait perdre mon rythme. Remonter un double break sur gazon, c'est plutôt pas mal", a dit Marion Bartoli.
"J'ai été momifiée pendant six mois et, là, je revis. J'ai eu du mal à me remettre de ma grosse saison 2007. Par périodes, je dormais quinze heures par jour ! J'étais incapable de récupérer. Heureusement, ça va mieux depuis quelques semaines."
Au troisième tour, la Française affrontera l'Américaine Bethanie Mattek, 69e mondiale.
Amélie Mauresmo (n°29), toujours en délicatesse avec sa cuisse gauche, a laissé présager le pire face à l'Espagnole Virginia Ruano Pascual avant de se rétablir promptement 4-6 6-1 6-1.
"C'était moins miraculeux qu'au premier tour dans la mesure où j'ai mis plus d'engagement physique dans la partie", a dit Amélie Mauresmo. "Quand je suis parvenue à retrouver de la mobilité, c'était d'un bien meilleur niveau. Il y a du progrès même si les douleurs sont toujours là."
DECHY MAUDIT LES FILETS ANGLAIS
En seizième de finale, la Française retrouvera une vieille connaissance en la personne de Serena Williams (n°6), contre qui elle a connu deux échecs sur le gazon londonien, en 2002 et 2004. Mais elle a remporté leur dernier affrontement, lors de l'US Open 2006.
"A un moment, il faut se libérer", a ajouté Amélie Mauresmo. "Il faudra passer la vitesse supérieure, on verra si j'en suis capable. Depuis le début de l'année, elle semble concernée par ce qu'elle fait, avec l'objectif affiché de finir l'année numéro un. Elle est capable de frapper des coups gagnants de n'importe quelle partie du court."
Nathalie Dechy, 97e mondiale, a elle raté l'exploit de la quinzaine face à Ana Ivanovic, la numéro un mondiale, qui s'est imposée 6-7 7-6 10-8 en 3h24 avec une bonne dose de réussite.
La Nordiste, 29 ans, s'est procurée en effet deux balles de match à 7-6 5-4 15-40. Sur la deuxième occasion, le coup droit de la Serbe a accroché la bande avant de retomber pour quelques centimètres de l'autre côté du filet.
"J'ai même cru un moment que c'était gagné", a réagi Nathalie Dechy. "Ici, les filets sont moins tendus que sur les autres tournois et ça m'a desservi. Intérieurement, j'ai pensé : 'Ca fait chier.' Je prends évidemment un coup sur la casquette. C'est assez rare que ça arrive sur une balle de match. C'est très rageant."
Dans une troisième manche interminable, Nathalie Dechy a écarté deux balles de match à 5-6 avant de plier dans le dix-huitième jeu.
"A la fin du match, sur ma chaise, toutes les émotions sont ressorties et j'ai pleuré avant de recevoir l'une des plus belles standing ovations de ma carrière", a ajouté Nathalie Dechy.
"C'est sûr que si le bon Dieu existe, il n'était pas français aujourd'hui. C'est cruel. Le tennis est un sport dur, très dur mais ce n'est pas pour cela que je l'aime moins."
Enfin, Pauline Parmentier, 59e mondiale, n'a pu soutenir la cadence de Casey Dellacqua, 43e mondiale. L'Australienne s'est imposée 1-6 6-2 6-3.
"J'ai vraiment effectué un super premier set mais à partir du moment où elle me breake à 2-1 au deuxième set, j'ai pris un petit coup au moral", a dit Pauline Parmentier. "Je ne sais pas pourquoi cette fille ne réussit pas aux Françaises. Elle a battu Amélie Mauresmo à Melbourne, Marion Bartoli et Nathalie Dechy à Roland-Garros. Ca commence à faire beaucoup."
Edité par Clément Dossin Source: Reuters
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