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LONDRES - Amélie Mauresmo a une nouvelle fois surmonté sa douleur pour battre l'Espagnole Virginia Ruano en trois sets 4-6, 6-1, 6-1, mercredi au deuxième tour de Wimbledon et se donner la chance de défier Serena Williams à son prochain match.
La Française, blessée à une cuisse depuis la semaine dernière, a mis un set pour entrer dans le match, plus à cause de sa propre retenue que de la qualité du jeu de son adversaire, plus très loin de la retraite à 34 ans.
"Je ne savais pas trop comment ma cuisse allait réagir. J'avais un peu peur, alors qu'avec le vent il aurait fallu ajuster sans cesse mon placement. Après j'ai réussi à me relâcher et à prendre confiance sur mes appuis", a-t-elle dit.
Mauresmo peut jouer, et c'est déjà énorme par rapport au forfait qui semblait presque inévitable il y a cinq jours, mais la douleur est encore bien présente. "C'est toujours là, à peu près comme au match précédent".
Au prochain tour, la Française est bien consciente qu'elle ne pourra pas se permettre d'être diminuée face à une autre ex-N.1 mondiale, l'Américaine Serena Williams, qui reste elle une des candidates les plus sérieuses au titre.
"Ce sera évidemment un vrai test pour le jeu et pour le physique. Sur ce genre de match, il faut jouer sans retenue. Il y en avait encore aujourd'hui. C'est ce qu'il faut que j'élimine en premier. Il y a un moment où il faut se libérer et y aller", a-t-elle dit.
Mauresmo connaît parfaitement Serena Williams, mais ne l'a pas affrontée depuis le début de sa traversée du désert, il y a un an et demi.
"Depuis le début de l'année elle a montré qu'elle est très concentrée sur ce qu'elle fait et que son objectif est de terminer la saison à la première place mondiale", a prévenu la championne de l'édition 2006, tête de série N.29 seulement.
Si Mauresmo est agréablement surprise par le seul fait de pouvoir jouer à un niveau correct, celle qui lui a succédé en tant que leader du tennis français, Marion Bartoli, est carrément ravie par son début de tournoi.
"Je suis revenue. J'ai été momifiée pendant six mois, mais je revis", a dit l'Auvergnate après sa victoire sur l'Ukrainienne Tatiana Perebiynis 6-2, 7-5.
Au prochain tour, la finaliste surprise de l'année dernière affrontera une autre adversaire largement à sa portée, l'Américaine Bethanie Mattek.
La journée n'a pas apporté que des bonnes nouvelles, loin de là. Nathalie Dechy a même pleuré pendant une heure après avoir frôlé l'exploit de sa vie contre Ana Ivanovic.
C'est le filet qui a sauvé la N.1 mondiale sur la seconde balle de match obtenue par la Française dans la deuxième manche. Sur un coup droit à moitié raté par la gagnante de Roland-Garros, la balle a hésité sur le haut de la bande blanche avant de retomber du côté de son adversaire.
"Je n'ai pas vraiment compris. La balle est restée une demi-seconde sur le filet. Puis elle est tombée. Je n'ai pas vu clairement si c'était de mon côté ou du sien. Je me suis dit qu'il y avait quelqu'un qui l'aidait là-haut", a dit Dechy, battue 6-7 (2/7), 7-6 (7/3), 10-8.
Mauresmo et Bartoli ont été les seules des six Tricolores en lice à franchir le deuxième tour, Florent Serra et Pauline Parmentier ayant été battus.
Marc Gicquel n'avait pas encore terminé sa partie en début de soirée. Source: AFP
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