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NEW YORK - Jo-Wilfried Tsonga (n°19) a sauvé de la noyade le tennis français, marqué par quatre éliminations au premier tour de l'US Open à Flushing Meadows.
Favorisé par le sort, le finaliste de l'Open d'Australie a réussi un retour gagnant face à l'Espagnol Santiago Ventura, 109e mondial, en quatre sets, 6-7 6-4 6-2 6-3. Un soulagement pour le Manceau, absent des courts depuis trois mois, après son opération au genou droit.
"Au début, j'étais un peu mou mais je m'y attendais, a dit Jo-Wilfried Tsonga. C'est à peine si je n'avais pas écrit le scénario avec la perte du premier set. Ca m'a aidé à ne pas paniquer."
"A la fin, j'ai ressenti une grosse émotion, a-t-il poursuivi. On revoit les images de plein de choses, comme les étapes de la reconstruction de mon genou. Par moments, j'ai dû faire des choses assez dures."
Les autres tricolores en lice n'ont pas connu la même réussite. Julien Benneteau, 57e mondial, a livré un vain marathon face à Marin Cilic (n°30). Le Croate a eu le mot de la fin (4-6 7-5 6-3 6-7 6-2) après avoir gâché trois balles de match dans le tie-break de la quatrième manche.
"Tout ça pour ça, ce pourrait être le résumé de ce match, a déclaré Julien Benneteau. J'ai tout donné mais il est en pleine confiance. Il aurait pu prendre un coup au moral après la perte du quatrième mais il est reparti très fort d'entrée de cinquième. Le résultat est décevant mais j'ai bien joué. Depuis Roland-Garros, la période est difficile. J'ai été embêté par un pépin à l'épaule et je n'ai pas pu enchaîner les matches. Mais on va attaquer la période indoor qui me convient bien. J'espère accrocher le Top 50."
Programmé sur le Stadium Arthur Ashe, Arnaud Clément, 78e mondial, n'a jamais été en mesure d'inquiéter Novak Djokovic (n°3). Le Serbe, finaliste l'an dernier, a su porter les accélérations aux moments opportuns pour s'imposer 6-3 6-3 6-4.
SANTORO EXPÉDIÉ PAR RODDICK
"Perdre en trois sets n'est jamais très réjouissant mais je ne ressors pas effondré, mes sensations étaient plutôt bonnes mais Djokovic est un excellent joueur, on le sait, a dit Arnaud Clément. Bien avant Wimbledon, on avait décidé, avec mon frère, de cesser notre collaboration. On a fini sur une bonne note. Jusqu'à la fin de saison, je serai sans coach et j'aurai tout l'hiver pour réfléchir."
Nicolas Mahut, 84e mondial, a trouvé serveur-volleyeur plus fort que lui. Le Français a cédé en quatre sets (7-6 6-4 5-7 7-5) face à Robert Kendrick, 113e mondial et issu des qualifications. L'Américain, auteur de 28 aces, n'a eu que quatre balles de break à sauver et comme il en a écarté trois, il a logiquement obtenu le droit de défier Novak Djokovic au prochain tour.
"On voit la différence entre quelqu'un qui est en confiance, avec trois victoires en qualifs, et un autre qui ne l'est pas, a noté Nicolas Mahut. Il a remarquablement servi et le match s'est joué sur quelques points. Juste avant Roland-Garros, je devais travailler avec Richard Gasquet et Guillaume Peyre. Dans mon esprit, je doutais que ce trio soit viable et il est vite apparu que Richard était la priorité du Team Lagardère. Aujourd'hui, je suis content de retrouver un coach comme Olivier Soulès, avec qui j'ai obtenu les meilleurs résultats de ma carrière."
Dans la soirée, Fabrice Santoro, à court de forme, a été expédié 6-2 6-2 6-2 en 1h27 par un impitoyable Andy Roddick (n°8). Furieux d'avoir manqué d'être "décapité" par une première balle surpuissante de l'Américain, le Français a refusé de jouer le dernier point du match, laissant filer le service de son adversaire devant une foule médusée.
"Le match était presque plié et je n'ai pas apprécié qu'Andy me serve sur le corps un missile à 230 km/h que j'ai miraculeusement évité, a dit Fabrice Santoro. Mais il a compris que le moment était mal choisi. De mon côté, j'ai été frustré de ne pas pouvoir produire un bon tennis. Mais j'ai été contrarié par des événements survenus ces dernières quarante-huit heures. Je jouerai en 2009 mais pas à plein temps, c'est encore un peu flou." Source: Reuters
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