
Le PS pourrait sortir vainqueur des élections sénatoriales du 21 septembre, mais la surreprésentation du monde rural, qui favorise la droite, limitera ses gains et l'équilibre politique de la Haute Assemblée ne devrait pas en être modifié.Un tiers des sénateurs (114 sièges dans 39 départements et 4 collectivités d'outre-mer) sera renouvelé dimanche. 12 nouveaux sièges sont créés et le Sénat va passer de 331 à 343 membres. 74 sièges seront élus au scrutin majoritaire et 40 à la proportionnelle."Nous espérons gagner entre 10 à 15 sièges", a estimé le Premier secrétaire du PS, François Hollande. Pour lui, "l'enjeu politique, c'est de rééquilibrer cette assemblée malgré un mode de scrutin qui nous est défavorable et de traduire, au Sénat, par une progression, les bons résultats que nous avons eus aux élections municipales et cantonales".De fait, le mode de scrutin indirect ne permettra pas à la gauche de renverser la majorité sénatoriale même si elle est largement majoritaire dans les collectivités territoriale (20 régions sur 22, 58 départements sur 100) après les régionales de 2004 et les municipales et cantonales de 2008.Le PS est pénalisé par la surreprésentation des petites communes rurales traditionnellement à droite. De plus s'il a passé des accords avec le PRG et le PCF, les Verts se présentent dans quasiment tous les départements lui ôtant des voix. Cette élection concerne 29 PS, 3 radicaux de gauche et 3 communistes.Au PS on indique pouvoir gagner des sièges dans l'Aveyron, le Gers, la Corrèze, la Dordogne, la Haute-Garonne, les Bouches-du-Rhône, la Charente, l'Ille et Vilaine, la Gironde, la Côte d'Or et les Français de l'étranger voire le Doubs, l'Ain, l'Aisne, et l'Eure.A droite, Alain Marleix, secrétaire national UMP aux élections, prévoit "un certain reflux" mais anticipe une "stabilité" pour la majorité dont 65 sièges sont renouvelables (56 UMP, 4 centristes, un non-inscrit et 5 radicaux de droite). Grâce notamment aux 12 nouveaux sièges, la majorité devrait limiter les pertes. M. Marleix attend des gains dans le Gard, l'Hérault, la Haute-Garonne, l'Ain, les Alpes-Maritimes, l'Eure et Loir, le Finistère, l'Aisne, la Guyane, la Polynésie, Saint-Martin et Saint-Barthélémy.Depuis 2004, où la gauche avait gagné une quinzaine de siège, l'UMP ne détient plus la majorité absolue et doit composer avec ses alliés. Sa majorité dimanche soir risque d'être encore plus étroite mais pas au point de remettre en cause l'équilibre politique de l'Assemblée. La bataille pour la succession de Christian Poncelet à la présidence a d'ailleurs commencé au sein de la seule UMP y faisant déjà rage. Deux favoris, au coude à coude, se détachent: Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher.Le groupe radical (RDSE) où cohabitent radicaux de gauche et de droite joue sa survie avec plus de la moitié de son effectif (8 sur 17) renouvelable mais à l'UMP on se dit "prêt à préserver" le groupe.Parmi les personnalités, on retrouve le duel droite-gauche dans les Bouches-du-Rhône avec les sortants Jean-Claude Gaudin (UMP) et Jean-Noël Guérini (PS) tandis que le président du groupe PS, Jean-Pierre Bel devrait retrouver son siège d'Ariège. Parmi les nouveau prétendants: les ex-ministres Charles Millon (Ain), Jean-Pierre Chevènement (MRC, Belfort), le numero 2 du PS François Rebsamen (Côte d'Or) et Dominique Paillé (Français de l'étranger), porte-parole de l'UMP.Sont en position éligible 11 femmes à l'UMP, une dizaine au PS et une seule candidate issue de l'immigration: Samia Ghali (PS, Bouches-du-Rhône).Le Sénat est actuellement composé, à droite, de 159 UMP, 30 Union Centriste, 10 des 17 membres du RDSE, et 6 non inscrits, et à gauche de 95 membres du groupe socialiste (dont 5 Verts rattachés au groupe), 23 membres du groupe CRC (communiste républicain et citoyen) et 7 radicaux de gauche (RDSE).
Source: AFP
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