
La semaine politique s'annonce intense: Conseil national décisif du PS et réunion des amis de Ségolène Royal, vote du Parlement sur l'Afghanistan, choix du président du Sénat, interventions de Nicolas Sarkozy à l'ONU et sur l'économie.Le chef de l'Etat participe lundi et mardi à New York à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, dans un climat plombé par la tempête financière.M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, devrait profiter de sa présence dans le pays au centre de la tourmente internationale pour rompre son silence sur ces questions. Mais c'est jeudi à Toulon, qu'il doit prononcer un grand discours de "mise en perspective" économique.Beaucoup de rencontres bilatérales à New York pour M. Sarkozy qui recevra deux prix internationaux.Son Premier ministre, François Fillon, demandera lundi au parlement réuni en session extraordinaire de voter la "prolongation de l'intervention des forces armées françaises en Afghanistan". Aucun suspense sur le vote, la droite devant quasi unanimement apporter son soutien au gouvernement. Une occasion pour le PS de demander des "clarifications" sur la stratégie française.Les députés s'attaqueront dans la foulée au projet de loi "en faveur des revenus du travail", qui vise à promouvoir l'intéressement et fixer la revalorisation du Smic au 1er janvier et non plus au 1er juillet.A partir de mardi, la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) laisse présager les débats les plus houleux, notamment son financement, le gouvernement ayant choisi une taxe de 1,1% sur les revenus de l'épargne et du capital.Les travaux de cette session extraordinaire d'une seule semaine ne concerneront que l'Assemblée. Pour la partie législative du moins car le Sénat, dans sa composition d'avant le renouvellement du 21 septembre, s'exprimera sur l'Afghanistan.Mardi, étape importante dans la préparation du 75e congrès socialiste de Reims (14 au 16 novembre): c'est la date-limite de dépôt des motions, une heure avant un Conseil national de synthèse à la Mutualité. Ces textes seront soumis au vote des militants le 6 novembre et leur score devrait dessiner la future direction du parti, formée à la proportionnelle des voix obtenues par chacune (le premier secrétaire étant élu plus tard séparément).Après moult négociations et débats, la majorité sortante de François Hollande se retrouve sous au moins trois bannières: la maire de Lille Martine Aubry avec fabiusiens, rénovateurs et des strauss-kahniens, élus nordistes, Ségolène Royal appuyée notamment par la "Ligne claire" (grands élus locaux), Bertrand Delanoë allié au Premier secrétaire sortant et à des responsables locaux.Quatrième bloc: la gauche du parti avec le jeune eurodéputé Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.Samedi, l'ex-candidate à la présidentielle veut faire une démonstration de force en réunissant ses soutiens au Zénith de Paris.Mercredi, trois jours après le renouvellement d'un tiers du Sénat, le groupe UMP du Palais du Luxembourg départagera par vote trois candidats au "plateau" (présidence du Sénat): l'ex-ministre Gérard Larcher, l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (candidat officiellement en début de semaine), le rapporteur général du budget Philippe Marini en outsider.L'UMP disposant d'une large majorité au Sénat, la course au "plateau" se joue en son sein avant l'élection proprement dite du président le 1er octobre.Samedi, le PCF organise une marche "du Medef à l'Elysée" pour les salaires et les retraites.
Source: AFP
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