
Ségolène Royal a établi mardi sur France 2 "un rapport" entre la fouille de son appartement cambriolé et son accusation de "mainmise du clan Sarkozy sur la France", parlant d'"une drôle de coïncidence"."J'observe que la semaine dernière, le lendemain où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac (...) Je fais un rapport entre les deux. Je considère qu'aujourd'hui il y à une mainmise du pouvoir sur les médias (...)", a affirmé l'ex-candidate PS à l'élection présidentielle.Comme on lui demandait s'il s'agissait d'"une forme d'accusation formulée contre le pouvoir en place", la présidente de la région Poitou-Charentes a répondu: "C'est une drôle de coïncidence. Et c'est la seconde fois (que cet appartement est fouillé, ndlr), la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle (...)".Mme Royal a contesté le terme de "cambriolage" de son appartement parisien le 27 juin, parlant à deux reprises de "mise à sac".Elle s'est dite "la seule responsable politique à dénoncer très clairement ce qui se passe contre le service public de l'audiovisuel"."Il y a un rapt, il y a un vol sur la publicité de France 2 et de France 3 pour enrichir les amis de M. Sarkozy, MM. Bouygues, Lagardère, Bolloré, qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'Areva (...) à un moment où il y a une crise énergétique", a-t-elle accusé.Ségolène Royal a assuré qu'elle "ne subirait aucune intimidation pour empêcher ce mauvais coup contre la France".Plus généralement, elle a averti: "Je ne suis sujette à aucun chantage et donc ma liberté de parole sera totale". "Je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun système médiatique, je ne suis sujette à aucune pression car je n'ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie".Mme Royal a d'autre part maintenu ses propos à propos du rôle du président Sarkozy dans la libération d'Ingrid Betancourt, quelques jours après avoir déclenché une polémique en affirmant que le chef de l'Etat n'était "absolument pour rien" dans ce dénouement."Je n'ai fait que reprendre les propos de l'Elysée et du Quai d'Orsay. Non, il n'a été pour rien dans cette libération, c'est une opération militaire colombienne", a-t-elle déclaré, fustigeant "une espèce de lynchage médiatique ridicule (...), une polémique totalement déplacée".
Source: AFP
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