
La Garde des Sceaux, Rachida Dati, a défendu samedi à Royan (Charente-Maritime) le revenu de solidarité active (RSA) et son mode de financement, un projet controversé dans les rangs de la majorité, qui sera soumis au Parlement lors de la session extraordinaire qui débute le 22 septembre."C'est la première fois dans notre politique sociale que l'on ne crée pas une allocation d'assistance. C'est une allocation centrée sur le retour à l'emploi, mais qui n'est pas défitinitive", a fait valoir Mme Dati, en marge du Campus de l'UMP."Sur les financements, il y avait trois modalités: faire du déficit, ce qui n'est plus possible, car on ne peut pas endetter la France plus qu'elle ne l'est aujourd'hui", a-t-elle poursuivi.Ou "supprimer la prime pour l'emploi et la refondre alors qu'elle bénéficie aux plus modestes, mais également aux jeunes de moins de 25 ans", ce qui reviendrait à "monter les Français les uns contre les autres".Ou encore "faire contribuer le capital", option retenue et qui, pour Mme Dati, "est une mesure de solidarité, mais qui est temporaire, contrôlée, et qui s'inscrit dans l'intéret général qui est celui du travail"."Toute la campagne s'est faite là-dessus, toutes les réformes se sont faites sur la valeur travail", a-t-elle conclu à l'intention de l'aile libérale de la majorité, rétive à une taxation des revenus du capital décidée par le président Nicolas Sarkozy pour financer le RSA.
Source: AFP
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