
L'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy a exprimé mercredi devant la presse son "appui total" à Martine Aubry, qui présentait avec lui une contribution pour le congrès de Reims rassemblant la quasi-totalité des responsables PS du Nord-Pas-de-Calais."La principale originalité de cette contribution, c'est que nous sommes autour de Martine Aubry. Elle a été brillamment réélue maire de Lille, elle est présidente de la communauté urbaine, elle a mon appui total", a déclaré M. Mauroy, assis à la droite de Mme Aubry.Il s'est déclaré "convaincu qu'elle peut jouer un rôle majeur dans la région et au niveau national", car elle est "dans l'actualité brûlante du PS, bien placée dans les sondages, et s'est installée au centre du débat".Le sénateur du Nord a caractérisé le positionnement du texte de Mme Aubry, qui doit, selon lui, aussi être celui du PS: "naturellement à gauche, ni tiré vers l'extrême gauche, ni tiré vers la droite, mais au centre du débat pour rassembler toute la gauche". Pour le congrès de novembre, il faut désormais "rechercher la convergence des idées et des propositions" afin de déboucher sur "un texte recueillant une large majorité, cohérente et disciplinée, la plus large possible", a ajouté M. Mauroy.Selon l'ancien maire et président de la communauté urbaine de Lille, le PS ne doit "pas perdre de temps dans des querelles dépassées" et "doit rester une machine unie pour gagner, pas une machine à perdre". "Je suis très optimiste, pour nous, pour Martine", a conclu M. Mauroy.Les deux personnalités étaient entourées de proches de Martine Aubry dans d'autres régions, comme Adeline Hazan, maire de Reims, et d'élus du Nord comme le président de la région Daniel Percheron, les patrons des fédérations des départements du Nord Gilles Pargneaux et du Pas-de-Calais Serge Janquin, Jack Lang député du Pas-de-Calais. Les présidents des conseils généraux des deux départements sont aussi signataires de la contribution Aubry. Manque, en revanche, le député lillois Bernard Roman.La région Nord-Pas-de-Calais est l'un des principaux pourvoyeurs de militants du PS. La préparation du congrès socialiste à Reims en novembre a véritablement commencé mardi, sous le signe du rejet du "combat des chefs" récusé tant par Gérard Collomb que par Laurent Fabius.Le trio Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini (président du conseil général des Bouches-du-Rhône) et Vincent Feltesse (à la tête de la communauté urbaine de Bordeaux), qui défend une orientation ouvertement social-démocrate, a reçu le renfort du député rénovateur de l'Essonne Manuel Valls, avant l'appui "d'autres personnalités" la semaine prochaine.Plutôt proches jusqu'ici de François Hollande, cette brochette de grands élus prend aujourd'hui ses distances. M. Guérini juge désormais "intolérable" que le premier secrétaire "cherche encore, après avoir annoncé son départ, à tout contrôler et à faire croire que tout change pour que rien ne change".
Source: AFP
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