
L'ex-président du Sénat, Christian Poncelet (UMP), a affirmé mercredi que "les chiens sont lâchés" contre lui, dénonçant "une campagne inqualifiable" à propos de l'appartement qui lui a été attribué près de la Haute assemblée et qu'il a finalement renoncé à occuper."Une campagne malhonnête, vraiment inqualifiable dirigée contre moi à été engagée", s'est indigné M. Poncelet sur RTL."Je ne souhaite pas être la cible de cette critique, de cette polémique, car je ne veux pas qu'il soit porté atteinte à l'institution que j'ai présidée pendant dix ans, que j'ai défendue pendant dix ans", a-t-il poursuivi, assurant s'être efforcé de "valoriser" le Sénat "dans tous les domaines"."Je ne comprends pas cette hargne", a-t-il ajouté."J'emprunterais une expression qu'avait empruntée le président Mitterrand, lors des obsèques de Pierre Bérégovoy: +Les chiens sont lâchés+", a conclu M. Poncelet, en allusion aux mots prononcés alors par le président socialiste ("l'honneur d'un homme jeté aux chiens").M. Poncelet avait annoncé mercredi matin dans un communiqué avoir "décidé de ne pas occuper le logement qui lui avait été proposé en application d'un arrêté de 2002 par la Questure du Sénat"."Devant la polémique démagogique, basse et indigne créée et alimentée au cours des derniers jours, et dans le souci -qui a toujours été sa seule préoccupation- de protéger l'institution sénatoriale" Christian Poncelet "a décidé de ne pas occuper le logement qui lui avait été proposé en application d'un arrêté de 2002 par la Questure du Sénat", indiquait le Sénat dans un communiqué.Cet arrêté pris à l'époque où Christian Poncelet présidait déjà le Sénat prévoit la mise à disposition pour les anciens présidents de la Haute assemblée, "s'ils en expriment le souhait, d'un appartement à Paris" pris entièrement en charge par le Sénat.L'appartement qui avait été attribué à M. Poncelet est situé au premier étage d'un immeuble du Sénat à l'angle de la rue Bonaparte et de la rue de Vaugirard, dans le très chic VIème arrondissement.
Source: AFP
|