
Le marché du pétrole a poursuivi sa série de records jeudi, le brut dépassant pour la première fois le prix de 124 dollars le baril à New York et de 123 dollars à Londres.Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" à échéance en juin a effacé des tablettes sa marque de référence de la veille, en signant un nouveau record absolu, peu après la fermeture de la séance, à 124,57 dollars.Auparavant, il avait bouclé la séance à un nouveau record de clôture, à 123,69 dollars, en hausse de 16 cents par rapport à mercredi.Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a bondi au-delà de 123 dollars le baril, au lendemain du franchissement par le marché new-yorkais de ce seuil symbolique.Il a marqué un nouveau record historique à 123,87 dollars et un record à la clôture, à 122,84 dollars (en hausse de 52 cents).Sur une semaine, les cours se seront envolés de plus de 12 dollars à New York et de près de 13 dollars à Londres.Après une journée essentiellement calme, le marché du pétrole a finalement repris son inexorable marche vers de nouveaux sommets à quelques minutes de la clôture, sans davantage de causes évidentes que les jours précédents."La logique (du marché) a tenté d'être analysée jusqu'au forfait", a reconnu M. Kilduff.Ce dernier bond en avant des prix du pétrole paraît d'autant plus étonnant qu'il est déconnecté des mouvements du dollar. En effet, le billet vert, qui stagnait jeudi, avait repris nettement du terrain sur l'euro depuis quelques jours. Il évoluait à 1,5400 dollar pour un euro vers 19H15 GMT, à près de 4% de son plancher historique de 1,6019 dollar pour un euro, atteint le 22 avril.Or, en théorie, ce regain de vigueur de la devise américaine, dans laquelle est monnayée le pétrole brut, aurait dû peser sur les prix du pétrole, en érodant le pouvoir d'achat des investisseurs munis d'autres devises."C'est peut-être le sentiment que les risques subsistent, et aussi, (...) le sentiment que tout est possible en ce moment sur ce marché", a commenté, perplexe, Michael Davis, analyste de la maison de courtage Sucden."Si les inquiétudes sur les approvisionnements de pétrole se sont un peu calmées, il reste encore de vives craintes de voir la production mondiale être perturbée" dans des zones importantes comme le Nigeria ou l'Iran, a pointé pour sa part Bart Melek, de BMO Capital Markets.
Source: AFP
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