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Des peines de réclusion à perpétuité ont été requises, jeudi à Salé, contre trois accusés complices présumés du kamikaze Abdelfettah Raydi qui s'était fait exploser le 11 mars 2007 dans un cybercafé à Casablanca.
Au cours du procès de 52 accusés de terrorisme, complices du kamikaze, qui s'est poursuivi devant la Chambre criminelle du 1er degré chargée des affaires de terrorisme de la Cour d'appel à Salé, le Procureur a également requis, dans son réquisitoire, des peines de 30 ans de prison contre trois accusés, 20 ans contre sept personnes , 15 ans pour cinq accusés et 10 ans d'emprisonnement contre les autres membres du groupe.
La Cour a décidé, à l'issue de cette audience, de poursuivre ce procès le 9 octobre prochain pour permettre à la défense de préparer ses plaidoiries.
Les membres du groupe, dont une femme poursuivie en liberté provisoire, constitués d'éléments de la Salafiya El Jihadia, sont originaires de Casablanca, Mohammedia, El Gara, Salé, Kénitra et Agadir. Ils sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, pour "constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes en relation avec un projet collectif visant à troubler l'ordre public par la peur et la terreur", "fabrication et possession d'explosifs", "agression préméditée contre les personnes", "sabotage", "homicide volontaire et guet-apens", "vols qualifiés", "faux et usage de faux", "financement de terrorisme" et "non dénonciation d'actes terroristes".
Les fait reprochés aux membres de ce groupe remontent au 11 mars 2007 lorsque le kamikaze Abdelfettah Raydi s'était donné la mort en actionnant une ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui, dans un cybercafé au quartier Sidi Moumen à Casablanca. L'un des complices de Raydi, Youssef Khoudry, mineur au moment des faits, blessé par la déflagration avait été arrêté et condamné par la justice à une peine de 15 ans de prison.
Les deux autres complices, tous des mineurs au moment des faits, Othman Raydi et Abdelhadi Raibi, avaient écopé chacun d'une peine de 10 ans de prison ferme. Ayoub Raydi, frère du kamikaze Abdelfettah Raydi, s'était lui aussi donné la mort le 10 avril au quartier El Farah à Casablanca après la déflagration d'une ceinture d'explosifs dissimulée sous ses vêtements.
Les membres de cette "organisation en cours de formation" projetaient des attentats contre le port de Casablanca, une caserne des Forces auxiliaires à Bournazel (Casablanca) et des postes de police dans la même ville. Ils avaient aussi planifié des attentats contre les forces de l'ordre, avait précisé un communiqué du Parquet, notant que les membres de ce groupe "ont pu grâce à des moyens personnels confectionner des explosifs et des produits toxiques à partir de matières premières acquises dans des marchés locaux".
Source: MAP
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