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Le conseiller Yahya Yahya, poursuivi devant un tribunal de la ville occupée de Mellilia en état d'arrestation, a été mis en liberté provisoire mercredi, a appris la MAP auprès de son avocat.
"M. Yahya Yahya a été mis en liberté provisoire et peut même quitter Mellilia s'il le désire dans l'attente de la sentence qui sera prononcée dans deux semaines", a affirmé M. Abdelkader Mimoun Mokhtar, joint par téléphone à l'issue du procès qui s'est déroulé devant le tribunal pénal numéro un de la ville.
Le conseiller avait été arrêté, jeudi dernier dans le préside occupé de Mellilia puis mis en détention provisoire, sur la base d'une décision d'un juge du préside occupé.
"Le sénateur marocain Yahya Yahya, arrêté jeudi matin à Mellilia par les agents de la police nationale, a été mis en détention provisoire vendredi sur ordre du juge du tribunal pénal numéro un de la ville", avait-on indiqué de source espagnole.
Le parlementaire marocain, qui refusait de comparaître devant "un tribunal de l'occupation", a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt, de recherche et de présentation devant la justice lancé par ce même tribunal.
Le président du groupe d'amitié entre le Sénat espagnol et la Chambre des Conseillers marocaine avait été arrêté une première fois le 8 octobre 2006 quand des voisins espagnols avaient appelé des éléments de la police du Préside occupé pour porter plainte contre des nuisances sonores qui les auraient incommodés, suite à une discussion à très haute voix entre M. Yahya et son épouse espagnole.
Lors d'une conférence de presse peu après sa libération, M. Yahya avait expliqué qu'il comptait poursuivre la police nationale espagnole pour "agression et torture" lors de son arrestation. Les policiers ont alors porté plainte contre lui.
"J'ai été agressé à l'intérieur de mon domicile à Mellilia devant les yeux de ma femme et de ma fille de 4 ans par six policiers espagnols et j'ai été humilié et torturé dans l'hôpital où ils m'ont isolé pendant quatre jours", avait dénoncé M. Yahya lors d'une conférence de presse à Madrid.
Le Conseiller, natif de Mellilia, a raconté comment six agents de la police nationale espagnole "avaient fait irruption sans aucune autorisation" dans son domicile, prétextant avoir reçu un appel téléphonique faisant état d'une dispute conjugale entre lui et son épouse.
La police nationale espagnole à Mellilia soutient que ses agents ont arrêté le Conseiller pour un "présumé cas de mauvais traitements" infligés par ce dernier à son épouse, rejetant en bloc les accusations d'agression dénoncées par le Conseiller.
"Des agents de la police nationale se sont rendus le 9 octobre dernier à un domicile de Mellilia après avoir reçu un appel téléphonique dénonçant l'agression d'une femme. Ils ont découvert dans le patio de la maison un individu -Yahya Yahya- couvert de sang et présentant une blessure contuse ensanglantée au niveau de l'abdomen", précise le commissariat dans un communiqué.
"C'est complètement faux. Comment des agents de la police peuvent demander des renforts face à un homme désarmé et blessé comme ils prétendent. C'est absurde", avait rétorqué le Conseiller qui refusait de comparaître devant un le tribunal de Mellilia qu'il considère comme "une juridiction de l'occupation".
Source: MAP
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