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La Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM) doit viser cinq millions de bénéficiaires, a indiqué le nouveau président de la FNAM, M. Tariq Sijilmassi, estimant qu'il s'agit d'un "objectif réaliste à atteindre dans trois à quatre ans".
"Nous devons viser 5 millions de bénéficiaires (...). C'est ce que je compte proposer durant la prochaine réunion du Conseil d'administration" de la FNAM, a annoncé M. Sijilmassi dans un entretien publié jeudi dans le quotidien "Le Matin du Sahara et du Maghreb".
La résolution des problèmes du secteur des microcrédits devient facile si on s'engage à réaliser l'objectif de 5 millions de bénéficiaires, a expliqué M.
Sijilmassi, qui est également président du directoire du Crédit Agricole du Maroc (CAM).
Outre la population des périphéries des grandes villes, le microcrédit touche potentiellement 14 ou 15 millions de personnes installées dans le monde rural, a-t-il précisé, soulignant qu'il va falloir trouver des passerelles et des complémentarités avec les autres programmes du gouvernement comme "Moukawalati".
Le Maroc a la chance d'être à l'avant-garde mondial du microcrédit et il faut préserver cette position, a-t-il dit, notant toutefois que la lutte contre la pauvreté et les objectifs du microcrédit "sont loin d'être gagnés".
Abordant le surendettement des ménages, M. Sijilmassi a indiqué qu'il n'y a "pas d'inquiétude majeure sur la situation actuelle du microcrédit au Maroc", mais "si demain on ouvre le secteur à de nouvelles associations, il faudra faire preuve de vigilance".
"La situation n'est pas alarmante, il faut juste la gérer. Par exemple il urge maintenant de prendre des dispositions pour éviter les endettements croisés et de s'assurer de la sécurité des portefeuilles", a estimé le président de la FNAM.
M. Sijilmassi a, également, affirmé que le secteur doit contribuer à la réalisation de certains objectifs fixés par l'Etat. Le microcrédit, qui s'inscrit dans l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), doit accompagner le programme "Moukawalati" et ne pas le remplacer, a-t-il estimé, ajoutant qu'il ne faut pas oublier que "le microcrédit est un instrument et non pas une politique".
Source: MAP
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