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LYON - Les Lyonnais ont fêté avec ferveur leur septième sacre consécutif, conquis dans la douleur et considéré par les fans comme le plus beau depuis le premier, en 2002.
De la place Bellecour, où près de 5.000 supporters ont vibré dès 20h50, à l'arrivée de l'avion des joueurs à l'aéroport de Lyon-Bron à 1h30 du matin, la ville s'est vraiment prise de passion pour son équipe.
"C'est comme en 2002, tout se joue au dernier match avec des joueurs qui assurent, c'est beau", s'emporte Thibault, 22 ans, vêtu de son maillot de l'OL. "Ils ont montré qu'ils étaient les rois en gagnant sans problème à Auxerre. C'est la marque des grands."
A ses côtés, Bruno, 23 ans en rajoute : "Plus nombreux et valeureux sont les adversaires, plus belles sont les victoires."
Du coeur de la ville à la périphérie, les Lyonnais ont pu donc entonner leur hymne favori depuis six ans : "On est les champions, on est les champions, sous une pluie de confetti et de pétards, tandis que les panneaux réservés à la communication de la ville déploient le message.
Il est à peine minuit et l'inscription "Les Lyonnais au 7e ciel, merci l'OL", s'affiche déjà en lettres blanches et en version XXL.
La fête se poursuivra ensuite très tardivement avec, pour une centaine de fans, une étape obligée : l'aéroport Lyon-Bron où, peu après 1h30 du matin, les trois avions qui ramènent la délégation lyonnaise atterrissent tour à tour après 30 minutes de vol depuis Auxerre.
Celui du président Jean-Michel Aulas pose, en premier, ses roues sur le tarmac, bientôt suivi par un appareil réservé à la soixantaine de VIP invités en Bourgogne.
CHAMPAGNE
Enfin, acclamé par les supporters, l'avion ramenant les joueurs arrive et Jean-Michel Aulas les accueille au pied de la passerelle.
Alain Perrin en sort le premier, suivi de son adjoint Christophe Galtier, et reçoit une accolade remarquée de son patron, avant que, un à un, les nouveaux septuples champions de France ne descendent eux aussi.
Cris, en leader incontesté du vestiaire de ses dernières semaines, ne brade pas son rôle en portant à lui seul le trophée symbole du sacre remis quelques heures plus tôt sur la pelouse de l'Abbé-Deschamps.
Fabio Grosso, Fred et Crosas improvisent des pas de danse et s'approchent de leurs supporters, une bouteille de champagne à la main, pour les arroser copieusement.
Malgré un dispositif de sécurité assez strict - une cinquantaine de policiers et gendarmes, munis chacun ou presque d'un gilet pare-balles - qui entoure le car des joueurs, placés juste à côté de l'avion, ces derniers feront durer le plaisir une petite demi-heure.
Direction ensuite le restaurant de Sonny Anderson, dans le quartier de Gerland, où l'ancien buteur des deux premiers titres s'active à organiser, dans l'improvisation et à la demande de Grégory Coupet, une fête surprise.
Il est 3h du matin. Les joueurs se retrouvent avant de s'éparpiller dans différents établissements de nuit où ils poursuivent entre eux la fête du sacre.
Après une courte nuit, tout ce petit monde se retrouvera en fin d'après-midi à l'hôtel de ville, où le maire Gérard Collomb prolonge les bonnes habitudes depuis 2001.
Depuis cette date, année de la victoire en Coupe de la Ligue, prélude à l'enchaînement des sept titres, chaque fin de saison, Gérard Collomb accueille en effet "son" équipe et lui offre le balcon qui domine la Place des Terreaux pour la présentation du Trophée au public. Source: Reuters
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