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Les Investissements directs étrangers (IDE) au Maroc ont franchi le seuil des 4,5 milliards de dollars, a indiqué mercredi le ministre de l'Industrie, du Commerce et des nouvelles technologies, M. Ahmed Chami.
Durant la période 2000-2006, le Royaume a drainé plus de 13 milliards de dollars, soit l'équivalent de deux milliards de dollars par année, a rappelé M.
Chami, lors d'une réunion de la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, consacrée à l'examen de la stratégie globale des investissements au Maroc.
Cette performance réalisée en 2007, a-t-il expliqué, est le fruit essentiellement des politiques sectorielles du gouvernement basées sur la promotion de l'investissement à travers des incitations fiscales au profit des investisseurs.
Le ministre a ajouté que ces politiques sont fondées sur des stratégies à moyen et long termes pour les secteurs porteurs qui présentent des avantages comparatifs en terme de compétitivité, en vue d'assurer une exploitation optimale des ressources nationales.
Il a cité le programme "Emergence" qui porte sur certaines filières de l'industrie et des services, la stratégie e-administration, la vision 2010 du secteur touristique, la vision 2015 de l'artisanat et le programme "Rawaj" pour le commerce et la distribution, qui sont autant de stratégies destinées à stimuler les investissements publics et privés.
Selon le ministre, la stratégie nationale dans le domaine d'investissement, aussi bien national qu'étranger, cible en priorité les secteurs prometteurs, en particulier le textile, l'industrie automobile, l'équipement aéronautique, l'électronique et l'agroalimentaire, ainsi que les nouveaux marchés tels les Etats Unis, le Japon et les pays scandinaves et arabes.
Evoquant la charte d'investissement, M. Chami a expliqué que ce texte porte sur une série de mesures durant les dix années qui suivent son entrée en vigueur dans l'objectif de promouvoir les investissements au Maroc, à travers la réduction des coûts d'investissement, l'allègement du fardeau fiscal inhérent à l'acquisition du matériel et machines d'équipement et au foncier, ainsi que la révision à la baisse des impôts sur le bénéfice.
Ces mesures concernent également le développement des zones franches et des zones d'exportation, la mise en place d'un régime fiscal préférentiel favorable au développement régional et aux entreprises exportatrices, la promotion de l'emploi, la réduction des coûts de production, la protection de l'environnement et la simplification des procédures.
Outre la charte d'investissement, un groupe d'institutions gouvernementales et d'organismes privés oeuvrent pour la promotion du Maroc en tant que destination stratégique pour les investisseurs, a indiqué M. Chami, rappelant que la direction des investissements, dont le budget a atteint quelque 5,2 millions DH au titre de l'année 2007, a pour mission en particulier d'accueillir et d'orienter les investisseurs locaux et étrangers, de promouvoir, gérer et suivre les investissements.
Il a également évoqué les chantiers futurs axés principalement sur l'amélioration de la charte d'investissement et le renforcement des incitations fiscales et des ressources de la direction des investissements.
Pour leur part, les députés ont souligné l'importance de cette stratégie en ce sens que l'investissement constitue l'une des priorités nationales vu son impact positif sur le développement économique et l'emploi, insistant sur la nécessité de mettre en £uvre cette stratégie tout en l'adaptant aux nouveautés nationales et mondiales.
Malgré les acquis réalisés par le Maroc, des efforts restent à faire pour faire face à la rude concurrence de certains pays voisins, ont-ils estimé, appelant notamment à l'amélioration du cadre législatif relatif à l'investissement, au développement des infrastructures et à la poursuite du processus de réformes économique et administrative.
Source: MAP
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