
Le Soudan a confirmé mercredi que tous les otages, enlevés depuis cinq jours à l'extrême sud-ouest de l'Egypte, étaient vivants et que les négociations se poursuivaient avec les ravisseurs, a indiqué un responsable soudanais."D'après les informations que nous possédons, tous les otages se portent bien", a affirmé Ali Youssouf, directeur de protocole du ministère soudanais des Affaires étrangères.Il a souligné que le but du Soudan était "d'aider à assurer leur (les otages) libération sans qu'il leur soit fait de mal et le plus rapidement possible", ajoutant que les négociations se poursuivaient avec les ravisseurs."L'Allemagne a été en contact avec eux (les ravisseurs) mais n'a pas donné plus de détails", a-t-il précisé.M. Youssouf a toutefois refusé de parler d'une possible action militaire qui risquerait de mettre en danger les otages."Nous sommes en constante communication avec les autorités égyptiennes, allemandes et roumaines", a-t-il signalé."Tout ce que je peux dire c'est que nous surveillons la situation de très près. La sécurité des otages est la priorité numéro un", a encore dit M. Youssouf.Les forces soudanaises encerclaient mardi la région où sont retenues en otages les 19 personnes enlevées, dont 11 touristes européens et huit Egyptiens qui les accompagnaient.Au cinquième jour de l'enlèvement de ce groupe qui faisait un safari dans le sud de l'Egypte, "nous continuons sans cesse nos efforts pour libérer les otages", a affirmé à l'AFP le ministre égyptien du Tourisme, Zoheir Garanna.Onze touristes -cinq Italiens, cinq Allemands et une Roumaine- ainsi que huit accompagnateurs égyptiens -deux guides, quatre chauffeurs, un garde-frontière et le patron de l'agence organisatrice du safari, Aegyptus Intertravel, Ibrahim Abdel Rahim, ont été enlevés vendredi par des bandits.Eux et les ravisseurs ont été localisés avec précision dans la région aride du Jebel Ouenat, à 25 km de la frontière avec l'Egypte, et les forces soudanaises encerclent le secteur, a dit mardi Ali Youssouf, directeur du protocole au ministère des Affaires étrangères.Après le cafouillage de l'annonce erronée lundi de la libération des otages par le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, et au milieu d'un flot de rumeurs, le Caire a décidé de restreindre au maximum toute communication.
Source: AFP
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