
L'examen en séance à l'Assemblée du texte sur le Revenu de solidarité active (RSA) a été retardé au moins jusqu'à jeudi, en raison du grand nombre d'amendements longuement défendus mercredi par le PS sur le texte précédent concernant les revenus du travail.Si l'examen du RSA ne commence pas jeudi, il pourrait être reporté à la semaine du 7 octobre pour ne pas "saucissonner" le texte, indique-t-on de source parlementaire.En effet, les députés commencent rarement l'examen d'un texte le vendredi.Par ailleurs, la semaine prochaine, il n'est prévu qu'une séance de questions au gouvernement mercredi 1er octobre, en raison des journées parlementaires du Nouveau centre (NC) et de l'UMP.Mais aucune décision n'avait toutefois été prise mercredi en fin d'après-midi.Commencé lundi soir, l'examen du texte sur les "revenus du travail" (intéressement, participation...) est plus long que prévu en raison du grand nombre d'amendements défendus par l'opposition. Avant la reprise de la séance à 21h30, les députés n'avaient toujours pas abordé l'article trois du texte qui en compte cinq.Mercredi après-midi, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a de nouveau accusé le PS de se livrer à un "pur travail d'obstruction", ajoutant: "J'espère que votre objectif caché n'est pas de repousser le débat sur le RSA".Le PS a répliqué qu'il se battait pour le pouvoir d'achat, en présentant des amendements sur la suppression du bouclier fiscal ou réduction de la TVA."C'est vous qui avez choisi de ne pas mettre le RSA au début de la session extraordinaire. Si le RSA était un texte important alors il fallait commencer par le RSA", a lancé Alain Vidalies (PS) à M. Wauquiez.Des propos vifs ont aussi été échangés, par exemple lorsque Jean Mallot (PS) a ironisé sur le fait que Jean-Pierre Soisson (UMP) "se réveillait deux fois dans l'après-midi, c'est bien".Quelques minutes plus tard, Jérôme Cahuzac, vice-président du groupe PS, s'est défendu d'avoir voulu être désobligeant envers M. Soisson, ancien ministre du Travail de Michel Rocard à l'époque de François Mitterrand, a-t-il rappelé.Dans l'attente du texte sur le RSA, les députés UMP ont adopté en commission un amendement précisant que la nouvelle taxe sur les revenus du capital prévue pour son financement "ne peut" excéder 1,1%.Ils ont aussi souhaité que la loi prévoit "la suppression" de cette taxe "une fois les résultats escomptés recueillis". Ces amendements votés en commission doivent encore être adoptés en séance publique.
Source: AFP
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