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Le résultat net agrégé des établissements de crédit a atteint durant l'année écoulée quelque 10 milliards de dirhams (MMDH), s'inscrivant ainsi en hausse de 32,7 pc par rapport à 2006, a indiqué Bank Al-Maghrib, dans son dernier rapport annuel sur le contrôle, l'activité et les résultats des établissements de crédit, au titre de l'année 2007.
Cette performance est confirmée par les données consolidées des principaux groupes bancaires, qui ont dégagé en 2007 un résultat net de 8 MMDH, en hausse de 20 pc, par rapport au niveau enregistré en 2006, a précisé le gouverneur de la Banque centrale, M. Abdellatif Jouahri, dans ce rapport, soulignant que "les indicateurs fondamentaux du secteur se sont nettement améliorés, dans une conjoncture portée par une activité économique relativement vigoureuse".
"Les conclusions du rapport de la mission d'évaluation du secteur financier marocain, effectuée en novembre 2007 par une équipe conjointe du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, confirment la solidité du secteur bancaire, qualifié de rentable, disposant d'une capitalisation appropriée au regard des risques encourus et faisant preuve d'une résilience aux chocs potentiels", a-t-il noté.
En 2007, la rentabilité des établissements de crédit a été favorisée par la bonne maîtrise du risque de crédit, la charge de provisionnement ayant constitué 10 pc du résultat brut d'exploitation, contre 14 pc en 2006. La rentabilité a également été stimulée par l'amélioration du coefficient d'exploitation qui, en dépit de l'accroissement des frais de structure à un rythme supérieur à celui de l'année précédente, s'est rétracté de 1,6 point à 45,5 pc.
Ces performances, qui s'inscrivent dans le prolongement de celles réalisées au cours de ces dernières années, sont intervenues dans un contexte marqué par la vigueur de l'activité des établissements de crédit, dont les bilans cumulés ont représenté près de 117 pc du PIB en 2007 contre 102 pc en 2006. Le secteur du micro-crédit a, lui aussi, connu un développement remarquable en 2007 tant au regard du nombre de bénéficiaires que du volume des crédits, dont l'encours a été multiplié par 3 en l'espace de 2 ans, pour s'établir à 5,5 MMDH.
En favorisant l'élargissement de l'accès aux services bancaires et financiers, ces développements constituent un facteur déterminant pour la croissance économique et le bien-être social. Il est essentiel donc que cette dynamique de l'activité du crédit se poursuive sur des bases saines, avec une maîtrise appropriée des facteurs de risque, a affirmé M. Jouahri.
Le renforcement des assises financières des établissements de crédit à travers la consolidation de leurs fonds propres est de nature à leur permettre de mieux gérer leurs opérations de croissance interne et externe, qui sont en phase d'accélération. A cette fin, Bank Al-Maghrib a décidé de relever le niveau minimum du ratio de solvabilité à 10 pc à compter de fin décembre 2008 et cible un objectif de 12 pc, en cohérence avec les dispositions du 2ème Pilier de Bâle II.
Ce pilier, qui porte sur la surveillance prudentielle, constitue désormais le canal privilégié pour un dialogue structuré entre Bank Al-Maghrib et les établissements bancaires sur la qualité de l'évaluation interne de l'adéquation des fonds propres à leur profil de risque.
M. Jaouhri a appelé dans ce cadre les banques à persévérer dans leurs efforts en vue de renforcer leur capacité de gestion des risques, tout en oeuvrant à appliquer les normes avancées de Bâle II et assurer une communication financière appropriée au regard des exigences du pilier 3 de ce dispositif et ce, en liaison avec les normes IFRS.
Pour leur part, les sociétés de financement devraient améliorer leurs dispositifs d'évaluation du risque de crédit, en généralisant les systèmes de scoring, et les pratiques de transparence dans leurs relations avec la clientèle, alors que les Associations de micro-crédit doivent veiller à mettre à niveau leurs dispositifs de contrôle internes et systèmes d'information, en vue d'une meilleure maîtrise des risques de crédit et opérationnels, a-t-il ajouté.
A fin 2007, le champ de contrôle de Bank Al-Maghrib englobait 76 institutions, réparties entre 16 banques, 37 sociétés de financement, 6 banques offshore, 14 associations de micro-crédit, la Caisse Centrale de Garantie, la Caisse de Dépôt et de Gestion et les services financiers de Barid Al-Maghrib.
Le rapport sur le contrôle, l'activité et les résultats des établissements de crédit, au titre de l'exercice 2007, qui en est à sa 4-ème édition, traite de l'évolution du cadre légal et réglementaire et des modalités de supervision des institutions assujetties à la loi bancaire ainsi que des principales tendances qui ont marqué le secteur bancaire.
Le dispositif légal et réglementaire régissant l'activité bancaire se trouve, aujourd'hui, complètement aligné sur les standards internationaux, avec l'entrée en vigueur de Bâle II, dans son approche standard et la publication des textes d'application des piliers 2 et 3 de ce dispositif ayant trait respectivement à la surveillance prudentielle et à la discipline de marché.
Le référentiel comptable des établissements de crédit a fait l'objet d'une refonte en vue de l'aligner sur les normes comptables internationales (IFRS), entrées en vigueur en janvier 2008.
Source: MAP
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