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Le rapport présenté par le Royaume du Maroc devant la première session du Groupe de travail du Conseil des droits de l'homme (CDH) chargé de l'Examen périodique universel (EPU) sera soumis à adoption devant le groupe de travail jeudi à Genève, en attendant son adoption officielle par le Conseil en juin prochain.
Le rapport marocain, qui a été salué à l'unanimité par les 55 pays intervenants lors de cette session, sera examiné par une troïka comprenant la France, la Roumanie et Madagascar et qui présentera son compte rendu au terme d'une opération d'évaluation.
Lors de la présentation de ce rapport, les différents intervenants se sont félicités de l'engagement du Maroc, qui, ont-ils affirmé, a réalisé de grandes avancées dans le domaine des droits de l'Homme et constitue à cet égard un modèle pour les pays de l'Afrique et du monde arabe.
Ils ont, en outre, salué la mise en oeuvre, conjointement entre le Maroc et la Suisse, de la Charte de l'éducation aux droits de l'Homme dans le cadre d'un programme qui s'étend jusqu'en 2015.
Tout en saluant ces grandes réalisations, les intervenants ont toutefois émis des remarques portant notamment sur le code de la presse, les droits de la femme et de l'enfant, la mise en oeuvre du code de la famille en faveur de la femme rurale, les rôles du CCDH et de l'IER ainsi que sur la stratégie de lutte contre le terrorisme.
Intervenant lors de cette session, le ministre de la Justice, M. Abdelwahed Radi, qui conduisait la délégation marocaine à ces travaux, a souligné la détermination du Royaume du Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour poursuivre et consolider le chemin de la modernité, de la démocratie et du respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.
Cette démarche, à laquelle adhèrent toutes les composantes de la société marocaine, a-t-il affirmé, est marquée du sceau de l'irréversibilité et de la volonté d'aller toujours de l'avant et de consolider les acquis.
Pour le ministre, le Maroc, fort du consensus national autour des fondamentaux du Royaume, continuera d'oeuvrer à l'échelle nationale pour la réalisation de tous les droits, quelle que soit leur nature en faveur de l'ensemble de la société marocaine.
L'EPU "n'est pas une fin en soi, il représente pour nous une opportunité pour communiquer notre attachement à la promotion et à la protection des droits de l'Homme et notre disponibilité à nous investir sur le plan international pour assurer l'universalité des droits de l'Homme dans leur plénitude", a-t-il dit.
La délégation marocaine à cette session, forte d'une trentaine de personnes, comprenait des hauts cadres de la primature et des ministères de la justice, de l'intérieur, des Affaires étrangères, de l'Habitat, de la santé, de l'emploi, des finances et du développement social, de la famille et de la solidarité.
L'EPU est une opération qui s'étale sur quatre années. Le Maroc a été le quatrième à présenter son rapport après le Bahreïn, la Tunisie et l'Equateur.
Source: MAP
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