
Les cours du pétrole brut restaient à l'affût du seuil symbolique des 124 dollars le baril jeudi à l'ouverture de la séance à New York, après l'avoir frôlé la veille.Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin s'échangeait 123,40 dollars, en repli de 13 cents par rapport à la clôture de mercredi.Lors des échanges électroniques qui avaient suivi la séance de mercredi, il avait poursuivi son inexorable marche vers de nouveaux sommets, en touchant le record absolu de 123,93 dollars.A Londres, les marques historiques continuaient également de s'enchaîner, avec un nouveau record atteint vers 10H00 GMT à 122,79 dollars."Le fait que les cours n'aient pas réussi à repasser sous le seuil technique de 120 dollars le baril a finalement encouragé les acheteurs" à revenir en force sur le marché, a estimé Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.Cette course de records en records se fait en dépit d'absence de nouveaux éléments sur le tableau géopolitique, d'une reconstitution des réserves américaines de brut et d'un regain de vigueur du dollar, éléments normalement de nature à faire descendre les cours de l'or noir."C'est peut-être le sentiment que les risques subsistent, et, aussi après les propos récents de Goldman Sachs et du ministre iranien aujourd'hui (jeudi) sur la possibilité d'un pétrole bientôt à 200 dollars, le sentiment que tout est possible en ce moment sur ce marché", a commenté, perplexe, Michael Davis, analyste de la maison de courtage Sucden.Un élément du rapport du Département américain à l'Energie dévoilé mercredi a tout de même pu expliquer la soudaine envolée du marché: la semaine dernière, les raffineries n'ont tourné qu'à 85% de leurs capacités, phénomène inhabituel pour la saison, qui voit normalement les raffineries travailler à gonfler les stocks d'essence en vue des grands déplacements estivaux en voiture.
Source: AFP
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