
Le nouveau gouvernement italien mené par le milliardaire et chef de la droite Silvio Berlusconi a obtenu haut la main mercredi la confiance de la Chambre des députés par 335 voix pour et 275 contre.Le vote de confiance du Sénat doit avoir lieu jeudi. Après son succès aux législatives des 13 et 14 avril, Silvio Berlusconi dispose de la majorité absolue dans les deux chambres grâce au très bon score de son allié La Ligue du nord, parti populiste et xénophobe.Dans son discours de politique générale mardi devant les députés, Silvio Berlusconi s'était engagé à "relever" l'Italie, faisant du retour à la croissance le leitmotiv de son intervention, marquée par une ouverture vers l'opposition de gauche qu'il a invitée au dialogue."Il n'y aura jamais de notre part un refus de principe face aux propositions positives qui viendront de l'opposition", a-t-il assuré de nouveau mercredi, revenant brièvement s'expliquer devant les députés avant le vote de confiance."Je suis conscient des difficultés auxquelles nous faisons face et qui imposent une approche nouvelle sans prises de position stériles et préconçues", a-t-il ajouté alors que l'Italie est en panne de croissance avec une prévision de 0,6% de hausse du PIB (Produit intérieur brut) en 2008.Alors que les rapports du Cavaliere avec son vieil adversaire de gauche et prédécesseur Romano Prodi étaient exécrables, M. Berlusconi et son rival malheureux des législatives Walter Veltroni, le chef du Parti démocrate (PD, centre gauche) se sont serrés la main dans l'hémicycle mercredi.Lors de son intervention devant la Chambre, Walter Veltroni a confirmé que son parti voterait contre la confiance mais qu'il "donnera son accord sur toutes les mesures qu'il considèrera comme justes".A gauche, le seul opposant irréductible à toute collaboration avec le gouvernement de Berlusconi est le petit parti de l'Italie des valeurs (Idv) du juge anti-corruption Antonio Di Pietro qui était l'allié au PD pour les élections des 13 et 14 avril.L'Idv (4,4 % des voix aux législatives) "ne tombera pas dans la toile de l'araignée", a-t-il déclaré devant les députés. La veille, il avait comparé l'ouverture de Berlusconi en direction de la gauche à "un loup qui tend la patte à l'agneau".La presse de mercredi n'en salue pas moins le ton nouveau de Berlusconi (71 ans) de retour au pouvoir pour la troisième fois."Un Berlusconi oecuménique" titre La Repubblica (gauche) tandis que le Corriere della Sera (libéral) parle d'une "surprise positive".Le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement doit avoir lieu symboliquement à Naples (sud) en proie à une crise récurrente des ordures depuis plus de 10 ans, probablement mercredi prochain.
Source: AFP
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