
Hélène Mandroux (PS) et Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie) se sont retrouvés mardi, à moins de cinq semaines du premier tour des régionales, pour tenter de sceller leur union face à Georges Frêche, le président sortant de la Région Languedoc-Roussillon donné vainqueur du scrutin par un sondage.La réunion, dans un café du centre de Montpellier, a commencé à 15H30 environ et s'est terminée peu après 19H30, sans que les deux parties soient parvenues à un accord, tout en prévoyant de se revoir mercredi.Il s'agissait de la première rencontre officielle entre les deux responsables politiques après que la maire de Montpellier Hélène Mandroux a été officiellement investie par le PS pour conduire la liste socialiste aux régionales face à Georges Frêche (DVG).Ce dernier avait été choisi par les militants socialistes locaux, mais ses propos controversés sur Laurent Fabius ont provoqué une tempête politique et entraîné la décision des instances nationales du PS."On a confronté nos points de convergence comme de divergence, comment on peut rendre crédible un rassemblement, que ce soit pour le premier ou pour le second tour, a expliqué M. Roumégas, à l'issue de la réunion."On a abordé la question du casting, qui serait sur les listes, qui pourrait prendre la tête de liste et la question de l'exécutif en cas de victoire", a-t-il dit, sans plus de précision."Chaque équipe va réfléchir sur les propositions et nous nous retrouverons mercredi", a confirmé Mme Mandroux alors que le comité régional d'Europe Ecologie doit se prononcer sur un éventuel accord mercredi soir."Nous avons eu une séance de travail sérieuse, une réunion de partenaire à partenaire, équilibrée, il n'y a eu aucune prédominance de l'un par rapport à l'autre", a souligné Mme Mandroux."Cette union, si nous la faisons, c'est (dans le cadre, ndlr) de l'union de la gauche parce que derrière, il y a la présidentielle et ce qui se passera ici c'est aussi une amorce de l'union de la gauche pour 2012", a-t-elle dit.Faisant état de discussions "cordiales" et "positives", M. Roumégas a cependant précisé: "rien n'est fait".Cette rencontre entre la maire de Montpellier et M. Roumégas se tenait le jour où un sondage donnait M. Frêche largement vainqueur du scrutin.Au premier tour, sa liste arriverait en tête dans tous les cas de figure. Elle recueillerait 31% des intentions de vote si Mme Mandroux et M. Roumégas faisaient chacun cavalier seul (11% et 10% respectivement).Si ces derniers parvenaient à s'entendre dès le premier tour, ils recueilleraient alors 20% des intentions de vote si la liste est conduite par Mme Mandroux et 17% si elle est dirigée par M. Roumégas. M. Frêche verrait lui son score progresser (respectivement 32% et 33%).Au second tour, Georges Frêche gagnerait les élections avec 40% des intentions de vote.Ce qui fait dire à M. Roumégas qu'"au vu des récents sondages, l'opération lancée par le PS (à savoir, ndlr) le mot d'ordre anti-Frêche ne suffit pas".Il a également fait part de son "agacement" lié à la "tutelle" des instances nationales du PS sur ce qui se passe en Languedoc-Roussillon, "et qui a échoué", a dit M. Roumégas.Dans la matinée, Georges Frêche avait commenté le sondage, lançant que "le seul sondage" auquel il croit est le "vote des électeurs" au scrutin des 14 et 21 mars, notant toutefois que c'est le quatrième sondage qui le donne vainqueur."Ce qui me paraît important (...), c'est que 65% des gens (69% exactement, selon le sondage, ndlr) estiment le bilan favorable", s'est-il réjoui.
AFP : 09.02.2010 - 20:37:41
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