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La trêve à Gaza au menu des discussions Olmert-Moubarak en Egypte
Publié le 24/06/2008 à 13:59:15 GMT

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président égyptien Hosni Moubarak se sont entretenus mardi à Charm el-Cheikh de la trêve dans la bande de Gaza et d'un échange de prisonniers entre le Hamas et Israël, que Le Caire s'efforce de négocier.Les deux dirigeants ont discuté de "l'accalmie" conclue la semaine passée entre l'Etat hébreu et le Hamas et entrée en vigueur jeudi à Gaza, mais aussi des négociations de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence, Souleimane Awwad."L'Egypte est déterminée à poursuivre ses efforts (...) pour parvenir à un marché sur l'échange de prisonniers" entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté.Le Caire "espère que les deux parties tiendront leurs engagements à Gaza", a-t-il poursuivi, alors qu'un premier accroc à la trêve -- un tir d'obus de mortier depuis Gaza contre le sud d'Israël qui n'a pas fait de victimes-- a été signalé mardi par l'armée israélienne.Outre l'arrêt des tirs de roquettes palestiniennes contre Israël et des attaques israéliennes dans la bande de Gaza, l'accord prévoit un allègement progressif du blocus imposé par l'Etat hébreu à Gaza.En Cisjordanie --où le cessez-le-feu ne s'applique pas-- deux Palestiniens, dont un responsable du Jihad islamique, ont été tués mardi par des militaires israéliens.D'après le porte-parole de M. Olmert, Mark Regev, Israël respectera ses engagements vis-à-vis de l'accalmie, tout en surveillant "de près le Hamas pour voir comment il agit".L'Egypte, premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979, a joué pendant des mois le rôle de médiateur, Israël refusant de parler directement au Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste. De son côté, le mouvement islamiste, qui s'est emparé de la bande de Gaza par la force il y a un an, ne reconnaît pas l'Etat hébreu.M. Olmert s'est attiré de vives critiques en Israël, le cessez-le-feu n'ayant pas été conditionné à la libération du soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza."La question de Gilad Shalit est centrale", a affirmé M. Regev.Le Hamas a fait parvenir à Israël, par l'intermédiaire de l'Egypte, une liste de 450 prisonniers dont il réclame la libération en échange de celle de Shalit.Cette liste comprend des détenus condamnés pour participation à des attaques meurtrières, qu'Israël refuse de libérer à ce stade. Le Hamas exige en outre la réouverture du terminal de Rafah, entre la bande de Gaza et l'Egypte, mais l'Etat hébreu lie cette question au sort de Gilad Shalit."On ne peut aller vers rien qui s'approche de la normalité concernant les points de passage avant que Gilad Shalit soit relâché", a souligné M. Regev.Le fait que le caporal Shalit soit vivant "ne fait pas de doute", a-t-il ajouté.Le représentant spécial de M. Olmert chargé du dossier des prisonniers, Ofer Dekel, est attendu "dans le courant de la semaine" en Egypte, selon des responsables israéliens.Le père du caporal Shalit, qui a accusé le gouvernement Olmert d'avoir "lâché" son fils, avait demandé à la Cour suprême israélienne de maintenir le blocus de la bande de Gaza tant que les négociations en vue de la libération du soldat n'auraient pas avancé.Mais la Cour a rejeté ce recours, estimant qu'il s'agissait d'une affaire politique dans laquelle elle n'avait pas à intervenir. La contrebande d'armes depuis le Sinaï égyptien vers la bande de Gaza a également été abordée par MM. Olmert et Moubarak, selon un responsable israélien. L'Etat hébreu a souvent accusé Le Caire de ne pas suffisamment lutter contre ce phénomène."Israël sait bien que l'Egypte déploie tous ses efforts pour sécuriser sa frontière", a affirmé M. Awwad.Dans le même temps à Berlin, une conférence internationale s'est réunie pour financer le rétablissement de la loi et de l'ordre en Cisjordanie et renforcer les chances de créer un Etat palestinien en paix avec Israël.Des patrouilles de police et des tribunaux qui fonctionnent sont "une partie de la mosaïque" pour arriver à une paix durable, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'ouverture de la réunion. "La population a besoin de voir que la vie quotidienne s'améliore".Une quarantaine de délégations se sont retrouvées autour du Premier ministre palestinien Salam Fayyad et de la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, pour approuver le renforcement des programmes d'aide à la police et à la justice en Cisjordanie."Pour être prêts à miser sur un futur Etat, les Palestiniens doivent être convaincus que leur police, les tribunaux et le système pénal sont décidés à faire respecter la loi et les droits de l'Homme", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.La conférence, à laquelle participent plus de 20 ministres des Affaires étrangères dont Mme Rice et le Russe Sergueï Lavrov, ainsi que l'ONU et la Ligue arabe, devrait approuver des projets totalisant 187 millions de dollars (121 millions d'euros).

Source: AFP
 
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