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Le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a annoncé, vendredi à Fès, que la nouvelle carte communale proposée devra comporter 1.503 communes, dont 1.282 communes rurales et 221 communes urbaines, soit une augmentation totale ne dépassant pas 0,5 pc.
Intervenant à l'ouverture du séminaire annuel des walis et gouverneurs, qui coïncide cette année avec le 9-ème anniversaire de l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI, M. Benmoussa a rappelé que cette opération d'adaptation s'inscrit dans le cadre de la révision du cadre territorial des collectivités locales, vu le développement croissant enregistré, dans ce sens, sur les plans démographique, urbanistique, social et économique.
M. Benmoussa a précisé que cette opération d'adaptation, ayant fait l'objet d'une concertation avec tous les acteurs politiques et de la société civile aux niveaux local et central, a concerné 484 communes sur un total de 1.497 (32 pc).
Il a fait savoir, dans ce sens, que son département réfléchit actuellement sur la possibilité de l'adaptation du découpage administratif du Royaume, dans son volet relatif aux provinces et préfectures, aux nouveautés et développements spatiaux et démographiques enregistrés.
A cet égard, il a souligné que l'accélération du processus de développement est tributaire d'une administration territoriale capable de préserver la sécurité et l'ordre public, de gérer les crises et catastrophes naturelles et de répondre aux attentes des citoyens et des doléances des acteurs économiques et des instances régionales.
Le ministère, a-t-il dit, se penche actuellement en coordination avec le secrétariat général du gouvernement sur l'examen des moyens susceptibles de renforcer la politique de déconcentration à travers une répartition rationnelle des attributions entre l'administration centrale et les services extérieurs au niveau régional et provincial.
Dans le cadre de sa stratégie 2008-2012, le ministère a adopté un programme d'action intégré visant la réorganisation et la répartition rationnelle et équilibrée des différentes unités administratives sur l'ensemble du territoire national, a-t-il ajouté, précisant que l'objectif consiste à parvenir à un équilibre sur le plan de l'encadrement administratif entre les milieux urbain et rural.
Dans ce cadre, il a annoncé que son département envisage la création en 2008 de 52 unités administratives et de 80 unités supplémentaires en 2009.
Revenant sur les prochaines échéances électorales, M. Benmoussa a rappelé les problèmes rencontrés dans ce sens, notamment celui ayant trait au faible taux de participation, appelant à tirer les enseignements des expériences antérieures en oeuvrant à redonner confiance aux électeurs dans l'action politique.
Il a, à cet effet, mis l'accent sur le rôle des partis politiques dans la réussite de cette opération, étant donné leur place dans l'encadrement politique des citoyens, exprimant l'engagement de l'administration à veiller "à la préparation des opérations électorales d'une manière efficace".
Après avoir rappelé que le Maroc s'apprête à organiser en 2009 neuf consultations électorales, il a fait savoir que le ministère veillera à partir de septembre prochain à l'élaboration des textes juridiques et organisationnels de ces opérations, dans le cadre d'une concertation élargie basée sur le dialogue fructueux avec les acteurs politiques et sociaux.
Abordant les réalisations accomplies sur le plan juridique et organisationnel, le ministre a, par ailleurs, relevé que son département a inscrit dans tous les amendements et réformes initiés l'amélioration de la gouvernance locale et des mécanismes de coopération et de partenariat, ainsi que la modernisation de la gestion financière, la valorisation des biens collectifs.
Il a jeté la lumière, dans ce cadre, sur le projet de l'amendement de la charte communale qui se trouve "en phase d'approbation" et qui tend à améliorer la gouvernance locale en oeuvrant à réunir les conditions de constituer une majorité homogène au sein des conseils communaux, à dynamiser le rôle des comités permanents, à améliorer le rôle de l'élu et à renforcer l'administration locale en révisant les prérogatives du secrétaire général.
Le projet accorde aussi un intérêt particulier à la gestion des grandes agglomérations, vu leur rôle dans la génération de richesses et la création de postes d'emploi, l'objectif étant de combler le déficit en matière d'infrastructures consécutif à la pression démographique et urbanistique rapide, a-t-il poursuivi.
Ce texte insiste également sur la nécessité d'aller de l'avant dans l'application du système de l'unité de la ville, détermine les prérogatives des conseils d'arrondissements et institue de nouveaux mécanismes permettant aux zones urbaines une meilleure gestion des équipements et des services publics communs, ainsi que la rationalisation de leurs ressources financières, a-t-il ajouté.
Il a été procédé aussi à l'élaboration du projet de loi portant organisation des finances des collectivités locales en vue d'accompagner le changement que connaît le système de la décentralisation, a relevé le ministre.
Il a précisé que ce projet vise à alléger la tutelle financière exercée sur les collectivités locales, renforcer les prérogatives des conseils locaux et instaurer un système flexible leur permettant la mise en £uvre de leurs décisions dans les meilleures conditions.
L'urbanisme occupe aussi une place importante dans la politique du ministère du fait qu'il constitue un outil nécessaire pour la consécration de la bonne gouvernance, selon M. Benmoussa, qui a appelé à entamer une réflexion pour la mise en place de nouveaux mécanismes susceptibles de réaliser un développement urbanistique homogène et intégré.
Outre ces réformes, le ministère a £uvré à développer des "offres de service" visant essentiellement l'accélération de la cadence des programmes qui bénéficient du soutien de l'Etat.
Ces offres concernent la planification et la programmation, la modernisation de l'administration locale fiscale, l'amélioration du professionnalisme des instances chargées des services publics et l'élargissement de l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Outre ces projets, le ministère £uvre à remédier à la problématique des transports urbains et à la modernisation de la gestion des ressources humaines, a-t-il indiqué.
Source: MAP
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