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Les centrales syndicales ont indiqué que le taux de participation à la grève nationale observée, mardi, à leur appel, a dépassé 80 pc, alors que le gouvernement soutient que ce mouvement a été suivi entre 40 et 80 pc dans certains secteurs d'activité.
L'appel à la grève a été lancé par la Fédération Démocratique du Travail, l'Organisation Démocratique du Travail et l'Union Syndicale des Fonctionnaires, relevant de l'Union Marocaine du Travail et l'Union Nationale du Travail au Maroc.
Dans une déclaration à la MAP, M. Mohamed Abbou, ministre chargé de la modernisation des secteurs publics, a indiqué que le taux de participation au mouvement oscillait entre 40 et 80 pc dans les secteurs sociaux tels que l'enseignement, la santé, la justice et les collectivités locales alors qu'il se situait entre 0 et 40 pc dans d'autres secteurs.
La Fédération Démocratique du Travail a affirmé, pour sa part, dans un communiqué, que la grève observée dans la fonction publique, les collectivités locales et les établissements publics a connu "un succès et une participation massive dépassant 85 pc", alors que l'Organisation Démocratique du Travail (ODT) soutenait que le taux de réussite du débrayage a atteint "environ 90 pc".
Un communiqué de l'Union syndicale des fonctionnaires (UMT) indique que le taux global de réussite varie entre 80 et 90 pc.
Le secrétaire général adjoint de l'Union Marocaine du Travail, M. Abdelilah Halouti a indiqué dans une déclaration à la MAP que les données reçues par la centrale syndicale à l'échelle nationale montrent que le taux de réussite de la grève oscillait entre 85 et 90 pc.
Commentant cette grève, M. Abou a indiqué que "le gouvernement ne comprend pas les motivations et les raisons" de l'appel à la grève, qui survient alors qu'il (gouvernement) "demeure attaché à la méthodologie de dialogue et fait preuve de bonne foi pour trouver des solutions à la plupart des revendications".
Il a estimé que le gouvernement a présenté pour la première fois une "offre exceptionnelle basée sur une approche globale pour préserver le pouvoir d'achat, améliorer les revenus, en plus d'autres mesures, dont l'augmentation des salaires et la baisse de l'impôt sur le revenu".
De son côte, la Fédération Démocratique du Travail a appelé le gouvernement "à revoir ses décisions unilatérales dans le sens d'une amélioration effective du pouvoir d'achat de l'ensemble des salariés à travers la satisfaction du minimum des revendications syndicales".
L'Organisation démocratique du travail a, quant à elle, considéré que la grève a constitué un "nouveau signal" en vue de revoir "les concepts et les mécanismes du dialogue social dans le but d'institutionaliser un véritable dialogue, sur une plate-forme commune entre l'ensemble des partenaires concernés sans exclusion, ni marginalisation".
L'Union syndicale des fonctionnaires a indiqué avoir appelé à la grève après avoir "constaté l'insuffisance de l'offre présentée par le gouvernement, dans le cadre du dialogue social et qui a été rejetée parce qu'elle ne cadrait pas avec les revendications essentielles de l'ensemble des fonctionnaires dans les différents départements ministériels et les collectivités locales".
M. Halouti a estimé que cette grève intervient en signe de protestation contre le dialogue social qui, a-t-il dit, n'a pas dépassé la phase d'écoute à celle de la négociation et contre la présentation du gouvernement de son offre sans tenir compte de l'accord des centrales syndicales appelant à la remise de l'offre gouvernementale sur la table des négociations.
Source: MAP
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