
La Bourse de Paris accentuait sa hausse lundi en fin de matinée, le CAC 40 prenant 0,79% et oscillant aux alentours des 5.000 points, dans un marché privé de nombreux opérateurs et pauvre en indicateurs comme en nouvelles de sociétés.A 11h50 (09h50 GMT), l'indice parisien vedette avançait de 39,35 points à 4.999,91 points, après avoir lâché 1,88% vendredi, sous l'effet conjugué de mauvaises nouvelles dans le secteur financier et de la montée continue du cours du pétrole.Londres gagnait 0,63%, Francfort 0,79% et l'Eurostoxx 50 0,72%."C'est un marché de jour férié, sans volume, qui manque d'énergie pour franchir les caps psychologiques et commence à se faire peur avec les matières premières agricoles et le pétrole", a expliqué à l'AFP Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert.Au centre des craintes la semaine dernière, le cours du baril de brut est reparti légèrement à la baisse lundi dans les échanges électroniques en Asie, mais reste au-dessus des 125 dollars, après avoir atteint un nouveau sommet vendredi à New York à 126,27 dollars.Et même si les faibles échanges favorisent le net rebond des indices, dans le sillage d'une clôture "pas si mauvaise que ça à Wall Street" vendredi, "il manque une raison pour accélérer nettement au-dessus des 5.000 points", a poursuivi M. Rozier.Selon lui, "on devrait rester dans un marché attentiste tant qu'il n'y aura pas de catalyseur fort", alors que la saison des résultats trimestriels touche à sa fin aux Etats-Unis et a révélé "des chiffres en ligne ou au-dessus des attentes pour plus de la moitié des sociétés".L'absence de débâcle générale n'a cependant pas rassuré les investisseurs, qui se demandent "s'il ne faut pas tout décaler d'un trimestre, c'est-à-dire attendre pour le deuxième trimestre le gros de l'impact de la crise", a poursuivi M. Rozier.Autre motif de "grande vigilance", selon le gérant, les principales banques françaises dévoilent leurs comptes trimestriels cette semaine, avec Société Générale mardi, BNP Paribas et Dexia mercredi, et Crédit Agricole jeudi, à l'heure où leur activité de détail "suscite l'inquiétude".RENAULT (+0,35% à 66,62 euros) et le groupe indien Bajaj ont annoncé lundi la création d'une coentreprise destinée à "développer, produire et commercialiser" leur voiture à 2.500 dollars, dont les ventes "démarreront début 2011 en Inde"."Il est difficile pour l'instant de voir l'impact sur le titre. Renault n'est pas mal placé en Inde mais on sait qu'il y aura une bataille avec Tata Group, et il faut attendre les prochains développements", a commenté Frédéric Rozier.SOCIETE GENERALE (-0,81% à 72,01 euros), BNP PARIBAS (stable à 67,44 euros), CREDIT AGRICOLE (-0,66% à 20,98 euros) et DEXIA (-0,11% à 17,42 euros) repassent dans le rouge après avoir déjà souffert, en fin de semaine dernière, d'une série d'annonces touchant aussi bien les assureurs que les banques.EDF (+1,42% à 67,85 euros) aurait soumis vendredi une offre de rachat à British Energy, la seule pour le moment selon la BBC, alors que d'autres grands opérateurs européens réfléchissent eux aussi à une opération qui leur assurerait une influence majeure sur le renouveau du nucléaire britannique.ARCELORMITTAL (+2,01% à 62,03 euros) a annoncé samedi avoir finalisé l'accord de cession de son usine américaine de Sparrows Point au numéro un russe de la sidérurgie Severstal pour 810 millions de dollars, nets de dette.HERMES (+9,30% à 109,10 euros) grimpe sur des rumeurs d'achats de titres à des prix supérieurs à leur cours actuel, LVMH, Richemont et Albert Frère étant cités comme des acquéreurs potentiels, selon des sources de marché.SOITEC (+8,00% à 6,21 euros), ALTEN (+3,05% à 26,70 euros) et SOPRA (+1,66% à 53,80 euros) profitent d'un regain d'intérêt pour les valeurs technologiques, très liées aux cycles économiques, signe que "certains investisseurs jouent la reprise", selon Frédéric Rozier.FAURECIA (+0,46% à 32,81 euros) va ouvrir une usine d'une valeur de 20 millions d'euros pour produire des pots d'échappement dans la ville tchèque orientale de Karvina. Euronext (CAC 40)
Source: AFP
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