
Les Verts ont débuté jeudi leurs Journées d'été à Toulouse, dominées par l'éventualité d'un rassemblement avec les écologistes en vue des européennes de 2009, sans se couper de la gauche traditionnelle, notamment le PS.Un débat rassemblera jeudi soir Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, François Hollande, Premier secrétaire du PS, et Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, pour rappeler l'ancrage à gauche.A son arrivée, François Hollande a jugé qu'il était "important dans ce moment politique de rentrée de montrer que la gauche et les écologistes travaillent, préparent l'alternative et sont solidaires".Un moment fort sera également le débat de samedi réunissant, outre Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, et l'altermondialiste José Bové, en vue d'un rassemblement des écologistes pour les européennes.Ces deux événements, contrairement aux apparences, sont liés, pour Cécile Duflot qui évoque une "fusée à trois étages". "Il faut d'abord réussir le rassemblement des européennes, fédérer cette limaille des écologistes avec un aimant et construire une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy", dit-elle à l'AFP.Avec le PS, le climat n'est pas totalement serein, aucun accord n'ayant été possible pour les sénatoriales de septembre. "Il était indispensable de relancer le dialogue, juge Mme Duflot. On est responsables pour deux".M. Hollande a "regretté" cette absence d'accord. "Nous n'avions pas la possibilité d'offrir une solution permettant à un Vert d'être élu sénateur".Selon Michel Bock, délégué aux élections, le PS perdrait 3 à 4 sièges, faute d'union de la gauche, notamment en Gironde, Hautes-Alpes, Haute-Garonne. Didier Rod, ancien député européen, parle de 5 à 8.Pour Anne Souyris, porte-parole des Verts, malgré ce différend, "on a estimé qu'on n'a aucun intérêt à faire de l'écologie de manière séparée. Il faut rassembler les forces à gauche".La liste prônée par M. Cohn-Bendit, "Europe écologie", rassemblerait l'ex-leader de mai 68, et des représentants d'ONG environnementales et de la société civile, avec notamment José Bové et des proches de l'animateur Nicolas Hulot.Jean-Louis Roumégas, autre porte-parole, juge que "cela avance de façon très constructive" et parle de "très large unanimité".La tâche va cependant être délicate, certains pointant le manque de cohérence entre "Dany", défenseur du oui au référendum européen en 2005, et José Bové, partisan du non.Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, interrogé par Libération, se dit prêt à accueillir "les amis de José Bové, ceux de Corinne Lepage et Jean-Luc Bennhamias au Modem".Et Cécile Duflot de marteler: "on ne jette pas d'oukases. Personne n'a la clé. Chacun se met autour de la table, avance", tout en reconnaissant que cela va être "de la haute couture relationnelle".Les Verts ne prendront aucune décision à Toulouse, mais voteront les 13-14 septembre lors de leur Parlement (Conseil national).
Source: AFP
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