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PEKIN - La flamme olympique a été acclamée mercredi à Pékin lors d'un relais sous haute surveillance qui n'a pas empêché un groupe d'étrangers d'appeler au "Tibet libre" devant le stade national à deux jours des JO. Evènement
Pour le retour de la torche dans la capitale chinoise, après un périple mondial mouvementé, les autorités avaient convoqué un imposant déploiement de forces de l'ordre ainsi que des vedettes comme le premier astronaute Yang Liwei et le basketteur Yao Ming.
La sécurité avait été renforcée dans un climat de tension à Kashgar, dans le , dans l'ouest de la Chine, après un attentat qui avait coûté la vie à 16 policiers lundi et pour lequel des avaient été arrêtés, selon les autorités.
L'événement minutieusement orchestré a débuté sur la célèbre place Tiananmen, en face du mausolée de Mao Zedong, où des groupes dûment autorisés se sont postés en rangs dès le matin.
Des personnalités en tenue de sport et souriantes, agitant frénétiquement le bras ou brandissant un poing vainqueur, se sont succédées, trottinant pour porter le symbole olympique, sous un ciel gris et pollué.
Les étapes soigneusement chorégraphiées et retransmises en direct par les télévisions se sont déroulées sous la chaleur et sans incident, avec force drapeaux rouges.
Le passage des relayeurs a déclenché les acclamations de dizaines de milliers de spectateurs, scandant "Vive la Chine, vive les jeux Olympiques".
La flamme était déjà passée fin mars par Pékin avant d'entamer un tour du monde de 137.000 km, marqué par des manifestations hostiles au régime chinois à la suite de la crise tibétaine.
Ce sont justement des militants pro-tibétains qui sont à l'origine de la première action spectaculaire juste avant les Jeux, quand ils ont déjoué la sécurité omniprésente devant le stade national surnommé le "Nid d'oiseau".
Ces étrangers - deux Britanniques et deux Américains - sont parvenus à attacher, en haut d'un pylone d'illumination du stade, une grande banderole affichant en anglais "Un monde, un rêve: Tibet libre", en référence au slogan olympique.
Ils ont été interpellés au bout de douze minutes par la police, selon l'agence officielle Chine Nouvelle.
Mais selon le groupe Students for a Free Tibet, les militants - trois hommes et une femme âgés de 23 à 34 ans - sont restés près d'une heure et demie à côté du "Nid d'oiseau", déployant des drapeaux tibétains et deux immenses messages en anglais et en chinois.
"C'est un moment critique pour le Tibet", a expliqué Iain Thom, originaire d'Edimbourg, dans un message enregistré par l'ONG alors qu'il se trouvait sur le poteau, haut de plus d'une quarantaine de mètres selon lui.
"Nous avons mené cette action pour souligner l'utilisation de ces JO par les autorités chinoises comme outil de propagande. Elless camouflent ainsi leur bilan sur les droits de l'homme", a-t-il ajouté.
Une porte-parole de Students for a Freet Tibet, Brianna Cayocotter, a précisé à l'AFP être sans nouvelle des quatre militants, douze heures après leur action coup-de-poing.
Les organisateurs des jeux de Pékin ont "condamné vigoureusement" la manifestation. "Quatre étrangers se sont rassemblés illégalement (...) Nous nous opposons fermement à toute tentative de politiser les jeux Olympiques", a déclaré le porte-parole du comité d'organisation (Bocog) Sun Weide.
Ce même jour des organisations de défense du Darfour ont annoncé que l'Américain Joey Cheek, médaillé d'or de patinage de vitesse en 2006, avait eu son visa pour la Chine révoqué.
Ce militant de la cause du Darfour devait se rendre à Pékin pour soutenir plus de 70 athlètes qui se sont engagés à attirer l'attention sur les violences dans cette région du Soudan et sur le rôle que pourrait jouer la Chine et la communauté internationale pour y mettre fin.
Le président américain George W. Bush, attendu jeudi à Pékin, s'est dit "vivement opposé" à la détention par les autorités chinoises de dissidents, selon le texte d'un discours qu'il doit prononcer jeudi à Bangkok. Source: AFP
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