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Institutions : compromis à droite, surenchère à gauche
Publié le 13/05/2008 à 22:00:04 GMT

Les tractations ont repris mardi à l'Assemblée nationale sur la réforme des institutions, le compromis semblant bouclé à l'UMP alors que le PS, scindé entre opposants farouches et partisans de la négociation, continue de faire monter les enchères.Il y a "un rapprochement" droite-gauche "sur un certain nombre de points", s'est réjoui le président de l'Assemblée Bernard Accoyer à l'issue d'une réunion des quatre groupes politiques (UMP, SRC, GRD,NC).Sur la venue du président de la République devant le Parlement, "il y a convergence", a-t-il noté. La solution retenue consisterait à une venue annuelle devant le congrès et/ou "en fonction de circonstances particulières".Deux demandes de la gauche, le contrôle parlementaire sur l'exécutif et celui des nominations les plus importantes, devraient également être concrétisées.Quant au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), des "modifications" seront apportées qui "vont dans la direction des parlementaires d'opposition", a annoncé M. Accoyer."Tous les groupes", selon M. Accoyer se sont réjouis des "avancées". De fait, si a elle estimé que le texte est loin d'être parfait, même Martine Billard (Verts), a noté de "réelles avancées".Mais sur les deux préalables posés par le PS, encadrement du temps de parole du chef de l'Etat et modification du mode de scrutin pour les sénatoriales, seul le premier a reçu un écho positif à l'UMP, la totalité de ses parlementaires ne voulant en aucun cas entendre parler de proportionnelle dans l'une ou l'autre des assemblées.La modification du mode de scrutin, qui ne figure pas dans la Constitution, est également une demande forte du groupe Nouveau Centre dont le président, Jean-François Sauvadet a souligné des "avancées significatives" du texte tout en jugeant qu'il "fallait encore progresser".A l'UMP, ces pistes de compromis ont commencé de désamorcer la fronde de la semaine dernière. Mardi, leur chef de file Jean-François Copé a pu affirmer que son groupe UMP était désormais "vraiment dans une démarche d'approbation globale", "sous réserve que ses amendements" soient adoptés.Au PS, elles ont en revanche semé une grande confusion, faisant exploser les divisions."Le groupe est divisé entre les partisans d'un non de principe et ceux qui veulent juger en fonction des avancées", reconnaît un élu PS selon lequel il y a dans les prises de positions de chacun "des relents de congrès".Au PS, "tout le monde n'a pas les mêmes objectifs ou les mêmes analyses", a admis le fabiusien Jean-Marie Le Guen. Se "méfiant des manoeuvres tactiques" de ceux qui veulent "s'opposer au président Sarkozy pour le principe ou s'opposer en interne", il a affirmé qu'il n'aurait quant à lui "pas de scrupule à (se) prononcer en faveur d'un texte qui renforcerait les pouvoirs du Parlement".A la veille de l'examen du texte en commission, mercredi, le PS a fait encore monter les enchères.Le secrétaire national PS Bruno Le Roux a ainsi jugé que "sur aucune des conditions émises par le PS, le gouvernement ne semble ouvrir la discussion".Alors que, à défaut d'un vote positif, le gouvernement cherche à obtenir l'abstention du PS, le porte-parole socialiste Julien Dray n'a pas exclu un vote contre "s'il n'y a pas de signes substantiels" en faveur d'une parlementarisation de la Ve République.Arnaud Montebourg a prévenu également qu'il n'y aurait "pas d'abstention". "Soit on est pour cette réforme, soit on est contre" mais "notre vote, nous l'exprimerons de façon unie.

Source: AFP
 
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