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PEKIN - Les handballeuses françaises sont restées à une minute de l'exploit face aux championnes du monde russes en quart de finale des jeux Olympiques, avant de s'incliner 32 à 31 après deux prolongations et une superbe résistance.
Par deux fois, à la fin du temps réglementaire (24-24) et à la fin de la première période supplémentaire (28-28), les Tricolores ont mené d'un but à soixante secondes de la fin d'un match que personne les voyait capables de gagner après un premier tour décevant.
Mais justement, les Bleues n'avaient pas l'intention de se contenter de ce rôle de victimes désignées, même face aux premières favorites pour la médaille d'or, et même après leur naufrage contre les Chinoises deux jours avant.
"On a eu une bonne discussion après ce match raté. Elles ont enfin livré ce qu'elles avaient sur le coeur. En 48 heures elles se sont mises en ordre de bataille", raconte le coach Olivier Krumbholz.
Transformées, les Françaises ont pris les Russes à la gorge grâce à une défense agressive et à une exceptionnelle Valérie Nicolas, auteur de 21 arrêts au total. A la pause, elles avaient creusé un écart de quatre buts (16-12), de quoi espérer tenir face à l'inévitable réaction russe.
"On a fait front, c'était fort Alamo, c'était fantastique", s'exclame Krumbholz.
Rejointes, les Tricolores ont encore eu deux ballons pour l'emporter dans les tous derniers instants, mais ce fut au tour de la gardienne russe de s'interposer devant Alexandra Lacrabère après Sophie Herbrecht, seule devant le but. "On avait tout ce qu'il faut sauf le petit coup de pouce, le petit coup de magie qui nous aurait fait passer de l'autre côté", regrette Herbrecht, qui va quitter l'équipe de France après les Jeux.
Abattues après cette désillusion, qui rappelle terriblement celle subie en décembre dernier à Bercy, en quart de finale du Championnat du monde, lorsque les Roumaines les avaient stoppées dans leur course au podium après deux prolongations déjà, les Françaises et leur entraîneur ont mis en cause l'arbitrage.
"Le match c'était le sport, les Russes c'était le sport, les Françaises c'était le sport. Mais l'arbitrage c'était pas le sport", a dit le technicien, qui a vu au moins "deux penalties et une exclusion pour deux minutes" non sifflés sur Herbrecht dans le "money time".
La Fédération française a d'ailleurs déposé une réclamation officielle contestant deux décisions d'arbitrage.
Les Bleues quittent la compétition la tête très haute, mais peuvent aussi regretter leur première phase ratée. Sans la défaite contre la Chine, ou avec une performance contre la Roumanie (-8) ou la Norvège (-10), elles auraient hérité d'un adversaire plus abordable en quarts.
"Mais on n'avait pas les moyens de réussir trois ou quatre grands matches. On savait qu'il fallait en réussir un en quart et on l'a fait", nuance le sélectionneur.
Ce quart de finale marque la fin des espoirs de médailles olympiques de la génération des anciennes, les trentenaires Stéphanie Cano, Isabelle Wendling, Véronique Pecqueux-Rolland et Valérie Nicolas, qui seront montées sur tous les podiums, sauf celui des Jeux.
"C'est une compétition qui ne nous a jamais réussi. Je souhaite bien du courage aux filles pour la suite pour essayer de trouver le fil", a dit Cano, la capitaine. Source: AFP
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