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Le développement de la coopération entre la France et le Maroc nécessite l'amélioration de la formation professionnelle, de la fiscalité et de l'arbitrage des conflits économiques, a déclaré un responsable français du Groupe d'impulsion économique franco-marocain (GIEFM).
Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi Universal s'exprimait vendredi à Rabat lors des travaux du GIEFM, qu'il co-préside avec Mustapha Bakkoury, directeur général de la Caisse marocaine de dépôts et gestion (CDG, publique). "Il faut résoudre le problème central des ressources humaines au Maroc, à travers le développement de la formation professionnelle", a déclaré M. Fourtou.
M. Fillon a de son côté exprimé la "disposition de la France à aider et accompagner le Maroc dans la formation professionnelle" qu'il a qualifiée de "clé de la croissance".
Jean-René Fourtou a également estimé que "la fiscalité marocaine n'est pas compétitive par rapport à des pays émergents comme l'Irlande", soulignant la nécessité de la réformer.
M. Fourtou s'est enfin exprimé en faveur d'"un meilleur arbitrage des conflits qui surviennent entre les différents acteurs économiques au Maroc".
Le Premier ministre marocain Abbas El Fassi, qui assistait aux travaux, aux côtés de son homologue François Fillon, a souligné "le choix européen et méditerranéen du Maroc". "Au delà de l'Accord d'association (avec l'UE), le royaume a pour dessein, dans le cadre de la politique de voisinage et des perspectives ouvertes par le projet d'Union méditerranéenne - lancé par Nicolas Sarkozy - d'arrimer encore plus étroitement le Maroc à l'UE".
M. El Fassi a rappelé la position de la France comme premier partenaire commercial, premier pays émetteur de touristes, et premier investisseur au Maroc (40% des investissements étrangers entre 2003 et 2007)". "Le Maroc est un pays en chantier", a ajouté M. El Fassi, évoquant les notamment les plans marocain "Azur" pour le tourisme à l'horizon 2010, le Plan Emergence pour l'industrie et de nombreux travaux d'infrastructures dont le nouveau port à conteneurs Tanger-Med.
Mustapha Bakkoury a appelé "une nouvelle dynamique avec des projets concrets en faveur des partenaires français" et "une amélioration des axes de développement repérés dans de nombreux secteurs dont l'off-shoring, le tourisme et les nouvelles technologies".
Source: AFP
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