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PARIS - Après son élimination au premier tour de l'Euro 2008 en juin dernier, l'équipe de France de football pourrait-elle ne pas participer à la phase finale de la Coupe du monde dans deux ans en Afrique du Sud? Après deux rencontres disputées par les Bleus dans le groupe 7 de la zone Europe, et avant un déplacement délicat en Roumanie samedi, une réponse positive n'est pas à exclure.
"Il faut gagner. Si on prend seulement un point, cela irait encore, mais surtout il ne faut pas perdre", estime Franck Ribéry.
Une défaite pourrait oblitérer l'avenir africain des champions du monde 1998 et précipiter la chute du sélectionneur Raymond Domenech. En sursis depuis l'Euro, Domenech s'était vu accorder le 3 juillet dernier par le conseil fédéral de la Fédération française de football trois matches des qualifications au Mondial pour faire ses preuves.
La défaite initiale 3-1 en Autriche, 101e nation mondiale, a jeté un froid. Les commentaires du sélectionneur après la rencontre n'avaient en rien réchauffé l'atmosphère. "Sauf prendre des escabeaux pour grimper sur la tête des grands gabarits (...), dans la hauteur on ne peut pas faire grand-chose, à part couper une tête ou deux", avait-il dit pour expliquer la déficience de sa formation dans le jeu aérien.
Quatre jours plus tard, la France s'était ressaisie en battant 2-1 la Serbie à Saint-Denis. Après ces deux matches, elle est seulement quatrième du groupe 7. La surprenante Lituanie a fait le trou avec six points, suivie par la Serbie, l'Autriche, la France et la Roumanie (3 points), les Iles Féroé fermant la marche (0 point).
"Le climat qui entoure ce match n'est pas une préoccupation. Le match de la Roumanie suffit en lui-même", a déclaré vendredi Domenech à Clairefontaine. "Le climat à l'intérieur est très bon. Les problèmes de blessures, de réorganisation défensive me paraissent plus importants que le reste, et l'adversaire en premier".
"L'absence de vécu de la défense est plus qu'un problème, c'est aux joueurs de s'adapter. Dans le prolongement de France-Serbie, j'attends un prolongement dans l'animation, dans le volume de jeu. Il faudra trouver un équilibre entre la sécurité défensive et les options offensives", a ajouté le sélectionneur.
Classée 11e nation du classement mondial de la FIFA en octobre, la France va donc jouer une grande partie de son avenir samedi à Costanta, sur les bords de la mer Noire, face à la Roumanie, autre cador supposé du groupe et lui aussi en grande difficulté.
Les Roumains du buteur Adrian Mutu ont été giflés à domicile pour leur entrée en lice par la Lituanie, victorieuse 3-0 à Cluj. Ils ont eux aussi un besoin impératif de point et savent pouvoir poser des problèmes aux Bleus, comme en témoigne le nul 0-0 entre les deux équipes à Zurich lors du récent Euro.
"Fermer le jeu, c'est la façon de jouer des Roumains. Ils laissent peu d'espaces et se projettent vite vers l'avant. C'est une équipe dangereuse", témoigne Sébastien Squillaci, le joueur de Séville, qui pourrait évoluer en défense centrale, en raison du forfait de William Gallas et de la mauvaise prestation de Philippe Mexès à Vienne.
A propos des trois coups de pied arrêtés encaissés par les Bleus en Autriche, l'ex-défenseur lyonnais tient à rappeler les fondamentaux. "Il n'y a pas de formule magique pour défendre sur les coups de pied arrêtés. C'est d'abord une question de marquage: chacun est responsable d'un joueur et ne doit pas le laisser prendre son élan".
Le retour de Franck Ribéry blessé face à l'Italie en juin dernier devrait donner du liant à l'entrejeu d'une équipe qui affrontera ensuite la Tunisie mardi en match amical au Stade de France.
"Contre la Serbie, la France a montré beaucoup de choses, des choses plus que positives. Il faut rester dans cette dynamique", a souligné vendredi Patrick Vieira, le capitaine des Bleus de retour après son faux-bond pour blessure à l'Euro. "J'ai toujours soutenu Raymond Domenech. Si on l'a maintenu à son poste, joueurs comme dirigeants doivent le soutenir".
Yoann Gourcuff pourrait être lui aussi un allié de poids de Domenech. Le sélectionneur s'est montré inspiré en offrant sa première titularisation au Bordelais face à la Serbie car l'ex-Milanais a assumé son rôle de meneur de jeu et offert de nombreuses possibilités offensives.
Nicolas Anelka, touché à une cuisse, s'est entraîné vendredi. Thierry Henry et Karim Benzema pourraient jouer en pointe.
"La Roumanie compte beaucoup d'invidualités. Le plus dangereux, c'est (Adrian) Mutu. Il peut faire la différence à lui tout seul", prévient Vieira. AP Source: ...
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