
François Fillon a saisi l'occasion d'une question de François Hollande, mercredi à l'Assemblée, pour proposer à l'opposition de discuter avec le gouvernement des moyens de faire face à la crise financière."Il est nécessaire de faire bloc autour des mesures qui permettront à notre pays de passer cette crise financière", a lancé le Premier ministre au chef du parti socialiste, qui avait rejeté dès lundi l'appel de M. Fillon à l'"unité nationale"."Je vous propose de discuter ensemble de la refondation des institutions financières internationales", a poursuivi le chef du gouvernement, citant l'exemple du dialogue entre Démocrates et Républicains américains, ou le soutien de l'opposition britannique aux mesures contre la crise du Premier ministre Gordon Brown.M. Fillon a également proposé à l'opposition de débattre de "la mise en oeuvre d'une régulation financière internationale plus stricte et plus efficace", "de l'intervention de l'Etat pour faire en sorte qu'aucune grande banque française ne soit acculée à la faillite", et "des conditions pour assurer le soutien financier aux PME"."Le Premier ministre est à votre disposition pour discuter de ces sujets avec les représentants de vos groupes politiques", a-t-il insisté.Un refus de ce dialogue serait "peut-être payant du côté de Reims", a raillé François Fillon dans une allusion au prochain congrès du PS. Il ne serait "pas utile à la France", a-t-il conclu sous les huées de la gauche.François Hollande avait réclamé dans sa question la création d'un "fonds de garantie des prêts" et le soutien à l'investissement privé comme public. Il avait aussi réitéré la demande de la gauche d'un débat au Parlement sur les réponses à la crise.
Source: AFP
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