
Le électeurs de Bavière ont commencé dimanche à voter et les conservateurs de la CSU, alliés de la chancelière Angela Merkel, qui gouvernent cet Etat du sud de l'Allemagne craignent de perdre la majorité absolue qu'ils détiennent depuis 46 ans, cas unique dans une démocratie occidentale.Le résultat de ces élections risque de peser sur les élections législatives fédérales de l'automne 2009, et pourrait gêner la réélection d'Angela Merkel si les pronostics venaient à se confirmer.Les sondages n'accordent que 47 à 49% des intentions de vote à la CSU, parti frère de la CDU de la chancelière, alors qu'elle recueillait régulièrement plus de 50% des voix depuis 1962, avec une pointe à 60,7% lors du dernier scrutin en 2003.La CSU devrait cependant continuer à gouverner ce Land riche et traditionnel, au pire en formant une coalition avec les libéraux du FDP.Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 locales (06h00 GMT) et fermeront à 18h00 (16h00 GMT). Les premiers résultats sont attendus à 20h00 (18h00 GMT).Cas unique dans une démocratie occidentale, les chrétiens-sociaux (CSU), alliés bavarois des chrétiens-démocrates (CDU) de Mme Merkel, trustent les élections bavaroises depuis 1962, avec une pointe à 60,7% lors du dernier scrutin, en 2003.Mais le Land des brasseries et des culottes de peau, du Bayern Münich et de BMW change: des sondages concordants placent la CSU sous la barre symbolique des 50%."Pour réussir, la Bavière a besoin d'une CSU forte", a lancé Mme Merkel dans un entretien au quotidien de la capitale bavaroise Münchner Merkur. "Et la CDU a besoin d'une CSU forte"."Il est important, pour la vie politique de toute l'Allemagne, que la Bavière maintienne un profil singulier", a assuré quant à lui le ministre-président sortant, Günter Beckstein.De la taille de l'Irlande mais avec un PIB double, un taux de chômage de 4% contre 7,6% pour l'ensemble de l'Allemagne, la Bavière héberge un tiers des entreprises du Dax, le principal index boursier allemand."Une chute de la CSU changerait les rapports de force au niveau fédéral", analysait pour l'AFP Manuela Glaab, politologue à l'Université de Münich."Pour défendre les intérêts de la Bavière à Berlin, une CSU affaiblie risque de vouloir compenser et de se montrer plus agressive", selon elle.Selon les sondages, une baisse de la CSU ne profiterait qu'à peine à l'opposition sociale-démocrate (SPD).En revanche, les Verts, les Libéraux du FDP et les "sans étiquette", généralement des transfuges de la CSU écoeurés par les bagarres à la tête du parti, devraient progresser sensiblement, affirment des sondages concordants.Et le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung de conclure: "la CSU a conduit la Bavière vers la modernité, mais la modernité riposte".
Source: AFP
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