
Les actionnaires de Dexia et les représentants des autorités belges étaient réunis lundi après-midi à Bruxelles pour discuter de l'avenir, incertain, du groupe bancaire franco-belge spécialisé dans le financement des collectivités locales, a annoncé l'agence de presse Belga.Des représentants des gouvernements régionaux flamand, wallon et bruxellois et du gouvernement fédéral belge participaient notamment à cette réunion, alors que l'action de Dexia plongeait de près de 20% à la Bourse de Paris un peu avant 15H00 (13H00 GMT).Le Premier ministre belge Yves Leterme doit s'entretenir à 18H00 à Paris avec le président français Nicolas Sarkozy, notamment de la situation de Dexia, a indiqué son porte-parole.M. Leterme réunira ensuite à 21H30 à Bruxelles un conseil des ministres consacré à la situation de la banque.La banque Dexia, sauvée de la faillite la semaine dernière grâce au soutien des gouvernements belge, français et luxembourgeois, pâtit des incertitudes sur son avenir, après l'annonce de la prise de contrôle par BNP Paribas du bancassureur en difficulté Fortis en Belgique et au Luxembourg.Interrogé lundi matin sur la radio belge RTBF, le ministre belge des Finances Didier Reynders n'avait pas voulu se prononcer sur l'avenir de Dexia."Le même état des lieux que pour Fortis sera opéré dans les prochaines heures mais à l'heure actuelle, il est trop tôt pour dire si Dexia a également besoin d'un partenaire bancaire", avait-il estimé.La répartition de l'effort de renflouement décidé la semaine dernière entre pouvoirs publics et actionnaires existants est la suivante: côté belge, le gouvernement fédéral, autorités régionales et actionnaires institutionnels (holding Arcofin et assureur Ethias) mettent un milliard d'euros chacun. Côté français, le gouvernement va mettre un milliard et la Caisse des Dépôts et consignations 2 milliards.Le capital de Dexia se répartit actuellement entre, côté belge, Arcofin (17,7%), communes belges (16,2%), Ethias (6,3%), et côté français, l'assureur CNP (2%) et la Caisse des dépôts et consignations (11,7%). Les salariés détiennent 3,8%.A l'issue de l'opération, la partie belge détiendra toujours "la part la plus importante" de Dexia, selon Didier Reynders.L'Etat français et la Caisse des dépôts détiendront ensemble une minorité de blocage, sous la forme d'une "part à peine supérieure à 25%", avait précisé le ministre la semaine dernière.
Source: AFP
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