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Des contacts sont noués avec une bande d'hommes armés qui retiennent en otages au Soudan un groupe de 19 personnes, dont 11 touristes Allemands, Italiens et Roumain, capturés dans le désert sud-ouest de l'Egypte, a annoncé lundi le ministre égyptien du Tourisme."Selon les informations dont nous disposons, le groupe se trouve en territoire soudanais, dans un lieu inconnu", a affirmé à l'AFP Zoheir Garrana.Le ministre a précisé que le "gouvernement égyptien ne négociait pas", mais que des contacts indirects avaient été établis avec les ravisseurs qui demandent une rançon.Il a aussi indiqué à l'agence MENA, sans plus de précisions, que "la partie allemande négociait".Le groupe kidnappé comprend onze touristes - cinq Italiens, cinq Allemands, une Roumaine - et huit Egyptiens, deux guides, quatre chauffeurs, un garde-frontière et l'organisateur du safari, selon l'agence égyptienne MENA.L'expédition était organisée par la société cairote Aegyptus Intertravel, fondée en 1994, et dont le directeur, qui fait partie des otages, s'appelle Ibrahim Abdel Rahim, selon une source diplomatique italienne."Il s'agit de banditisme et non de terrorisme", avaient affirmé les autorités égyptiennes dans la matinée, après l'annonce de cette prise d'otages sans précédent.L'enlèvement est intervenu vendredi à une dizaine de kilomètres de la frontière avec le Soudan, à Karkh Talh, aux confins arides au sud-ouest de l'Egypte, à 1000 km du Caire.Il s'agit d'une immense vallée de dunes et de grottes préhistoriques en bordure des monts du Gilf el-Kebir, la grand barrière en arabe, plus au nord, et du Gebel Ouenat.Le ministre a précisé que le gouvernement et les services de sécurité égyptiens "cherchent à localiser les otages". Les contacts avec les ravisseurs se font via la femme du directeur de l'agence de tourisme, Kirsten Butterweck-Abdel Rahim, qui est d'origine allemande, selon une source informée.Une source italienne au Caire a précisé que les Italiens, tous originaires de Turin, sont trois femmes, Lorella Paganelli, 49 ans, Giovanna Quaglia, 52 ans, Mirella De Giuli, 70 ans, et deux hommes, Walter Barotto, 68 ans, et Michele Barrera, 71 ans.M. Garrana a fait état d'informations de presse, sans les confirmer, sur une rançon allant de 6 millions à 15 millions de dollars.Rome, Berlin et Bucarest ont confirmé la prise d'otages de leurs ressortissants, et mis en place des cellules de crise.L'un des otages italiens a utilisé un téléphone satellite pour appeler sa femme et lui expliquer que le groupe avait été enlevé par cinq hommes masqués s'exprimant en anglais "avec un accent africain", a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité égyptiens.La région est accessible du Soudan par des pistes de contrebande, et peu éloignée du nord du Darfour où des rebelles affrontent le pouvoir central depuis 2003. Ces groupes rebelles ont démenti leur implication dans cet enlèvement."Nous n'avons rien à voir avec quelconque enlèvement", a déclaré Ahmed Hussein Adam, un porte-parole du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), basé à Londres.Mahgoub Hussein, un porte-parole de l'une de factions clés du Darfour, L'Armée de libération du Soudan (SLA), également basé à Londres, a indiqué pour sa part "qu'aucun de ses combattants n'était impliqué".Alors qu'il n'était qu'une poignée il y a vingt ans, un millier de touristes se sont rendus l'an dernier dans cette région reculée, payant 10.000 dollars par personne pour un safari de quinze jours. Une autorisation spéciale des autorités est nécessaire.C'est la deuxième fois que des touristes y sont attaqués. Un groupe, comprenant des Allemands, a été victime en janvier de pillards qui ont complètement dépouillé leurs victimes, abandonnées dans le désert avec seulement un téléphone satellite, selon un voyagiste.
Source: AFP
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