
Les deux députés PS et UMP chargés d'une mission d'information sur la carte militaire ont rejeté mardi l'idée d'une annonce "en catimini", au coeur de l'été, des dizaines d'unités et d'implantations militaires qui seront supprimées, suggérant un report à début septembre."Nous souhaitons qu'elle ne soit pas annoncée en catimini", a souligné François Cornut-Gentille (UMP) devant la presse, faisant valoir que "donner le sentiment de vouloir se dérober ou de profiter d'un temps mort pour annoncer les choses serait d'un effet désastreux".Pour le député-maire de Saint-Dizier (Haute-Marne), soit les armées disposent "le plus tôt possible des informations sur les mesures sociales d'accompagnement", soit l'annonce de la carte militaire doit être repoussée à "début septembre pour que chacun puisse être informé pleinement"."Une annonce au coeur de l'été serait vraiment dommageable à la réussite d'une réforme très ambitieuse qui nécessite la mobilisation de l'ensemble des militaires pour sa réussite", a-t-il souligné.Après plusieurs reports, du 19 juin au 3 juillet puis au 8, le ministre de la Défense Hervé Morin a confirmé jeudi un nouveau délai "d'une quinzaine ou une vingtaine" de jours, d'ici à la fin juillet."Nous ne souhaitons pas que cette réforme soit annoncée dans la torpeur du mois d'août, sous la serviette", a renchéri le socialiste Bernard Cazeneuve.Selon lui, les reports successifs montrent que "les volets social et d'accompagnement des territoires n'ont pas été préparés comme ils auraient dû l'être pour permettre aux territoires de faire face à la désertification et au personnel d'être rassuré".Comme son collègue de l'UMP, le député-maire de Cherbourg (Manche) a estimé que "si on ne peut pas annoncer cette réforme avant la fin du mois de juillet, il vaudrait mieux attendre le mois de septembre".La réforme, a-t-il souligné, signifie "54.000 postes qui disparaissent, soit une véritable saignée dans les armées, une carte militaire qu'on reconfigure avec des implantations historiques qui disparaissent, des arbitrages qui vont affecter l'industrie de la défense".Les deux députés ont par ailleurs affirmé leur volonté d'assurer le suivi de la réforme des armées sur "l'ensemble de la législature", d'en mesurer l'impact sur l'emploi dans l'industrie de défense ou encore d'en vérifier "la cohérence financière globale".
Source: AFP
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