
Le président équatorien Rafael Correa a réaffirmé mardi à Paris qu'il était "disposé à prêter le territoire équatorien" pour faciliter une libération des otages en Colombie, dont fait partie Ingrid Betancourt, aux mains de la guérilla des Farc depuis plus de six ans.M. Correa a également souligné être venu défendre toute "solution pacifique" pour une libération des otages et la fin du conflit en Colombie, lors d'une tournée européenne qui l'a mené à Madrid et Bruxelles, avant le sommet UE-Amérique latine à Lima en fin de semaine."S'il faut prêter le territoire équatorien pour la libération des otages, nous sommes disposés à le faire", a déclaré en français M. Correa au cours d'une conférence à l'Institut des sciences politiques de Paris."Il faut rappeler que parmi les otages en Colombie figurent également des Equatoriens" et des ressortissants d'autres pays, a affirmé M. Correa.Les Forces armées révolutionnaires de Colombgie (Farc), en lutte contre les autorités colombiennes depuis 1964, entendent échanger 39 otages dits "politiques", dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros emprisonnés.M. Correa a également dit espérer "rétablir le contact" rapidement avec les Farc en vue d'une libération des otages, ajoutant que "si le contact est rétabli d'abord par le Venezuela, tant mieux".Selon lui, les contacts noués avec les Farc ont "été perdus" avec la mort du numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, tué dans un raid de l'armée colombienne en Equateur le 1er mars. Cette incursion a provoqué une grave crise diplomatique entre les deux pays et accru les tensions régionales.Le président vénézuélien Hugo Chavez avait joué un rôle important dans la libération en début d'année de quelques otages dont Clara Rojas, ancienne compagne de captivité d'Ingrid Betancourt.
Source: AFP
|