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Le gouvernement a pris un ensemble de mesures et actions visant essentiellement l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens pour qu'ils puissent faire face à la flambée des prix de plusieurs biens et services, notamment ceux de première nécessité, a indiqué le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, M. Nizar Baraka.
Pour atténuer l'impact de l'envolée sans précédent des cours internationaux des matières premières sur le citoyen marocain, le gouvernement compte ainsi soutenir les prix, améliorer les revenues, créer davantage d'emplois et lutter contre la pauvreté, a souligné le ministre lors d'une rencontre avec la presse, la première d'un cycle de rencontres-débats mensuelles lancées par le gouvernement.
Ces mesures, notamment celles concernant l'amélioration des revenus, seront lancées à partir de l'année prochaine, a précisé M. Baraka, qui a mis l'accent sur l'effort financier fourni par le gouvernement pour soutenir les biens de première nécessité.
Aucune hausse des prix des produits subventionnés n'est envisagée par le gouvernement, qui reste déterminé à maintenir la Caisse de compensation, tout en introduisant certaines réformes sur le système, a-t-il affirmé, soulignant que sans la Caisse de compensation, dont le budget s'élève à 20 milliards de dirhams, soit le 2/3 du budget d'investissement, l'inflation en 2007 aurait été de 5,4 pc au lieu de 2 pc.
Il a annoncé, dans le cadre du soutien des prix, plusieurs mesures urgentes qui vont de la mise en place d'une cellule de veille pour suivre les prix et l'approvisionnement du marché, au respect de l'affichage des prix des produits subventionnés, en passant par le renforcement des missions de contrôle des prix des produits subventionnés et l'activation des brigades de contrôle des sociétés bénéficiant de la subvention.
Outre ces mesures urgentes, le gouvernement prévoit d'autres plus structurelles. Il s'agit de réformer le dispositif juridique de la compensation, optimiser les mécanismes d'intervention du système de compensation en maîtrisant les dépenses, réviser la structure des prix et développer un système de suivi de la commercialisation des produits subventionnés.
Les mesures structurelles portent également sur la réduction de la dépendance de l'économie nationale vis-à-vis des marchés internationaux, par la réforme des filières céréalières, sucrières et énergétiques, le renforcement des capacités de stockage pour les produits pétroliers et le développement de structures de stockage des céréales appropriées, a ajouté le ministre.
Concernant le soutien des prix des produits non subventionnés, M. Baraka a indiqué que le gouvernement compte agir essentiellement sur le contrôle des prix par le renforcement et la coordination des opérations de contrôle sur le territoire national et la mise en place d'un observatoire des prix pour suivre et analyser leur évolution, et le respect de la loi sur la concurrence et les prix en incitant les vendeurs à respecter l'affichage des prix, en activant le conseil de la concurrence et en lançant des enquêtes de concurrence.
D'autres mesures sont programmées dans ce cadre. Elles portent sur la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l'amélioration de la logistique relative à la commercialisation, la réduction de l'intermédiation par le lancement du programme Rawaj et l'adoption de la loi sur la protection du consommateur.
Outre ces interventions pour soutenir les prix, le gouvernement envisage également une amélioration des revenus dans le cadre du dialogue social et un élargissement des bénéficiaires du système de la protection sociale (Ramed, Inaya, étudiants, agriculteurs àetc), ainsi que le renforcement de la lutte contre la pauvreté, à travers la réalisation de 12.137 projets au profit de 3 millions de personnes dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), l'amélioration du ciblage des plus démunies dans le cadre de la réforme du système de compensation et la mise en £uvre du programme du Millenium Challenge.
Le 4-ème point du programme du gouvernement en matière d'amélioration et de préservation du pouvoir d'achat des Marocains, porte sur la création d'emploi.
Les actions du gouvernement, dans ce cadre, concernent essentiellement l'accélération du rythme de réalisation des grands chantiers, le renforcement des capacités d'investissement et d'exportation du Maroc et la garantie des conditions d'une forte croissance pour passer un nouveau palier de croissance.
Outre l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens, le gouvernement ambitionne, à travers ces mesures qui s'inscrivent dans le cadre d'un "nouveau pacte social", réduire les taux de pauvreté et de vulnérabilité, qui s'élèvent respectivement à 14,2 pc et 17,3 pc, remédier aux inégalités au niveau des dépenses des ménages et lutter contre le secteur informel qui attire plus de 20,5 pc des Marocains.
Source: MAP
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