
Martine Aubry, maire PS de Lille, a accusé Nicolas Sarkozy sur France Info samedi d'"enfoncer la France dans la crise", dénonçant la politique économique suivie par le gouvernement."Alors qu'aujourd'hui nous aurions besoin d'argent pour relancer l'économie, ce que font les autres pays, Nicolas Sarkozy nous enfonce dans la crise", a-t-elle déclaré, reprochant au président de la République sa "politique purement libérale"."Il continue à réduire les crédits en matière de logement, en matière d'emploi, tout ce qui aujourd'hui pourrait relancer en France la croissance et donc l'emploi et le pouvoir d'achat", a poursuivi l'ex-ministre, qui conduit une motion pour le congrès du PS de novembre."Alors qu'il félicite les Etats-Unis de prendre des mesures, on nous annonce hier un budget qui fait tout l'inverse" a-t-elle ajouté.Selon elle, "les beaux discours c'est bien, mais quand on fait l'inverse dans son pays, là aussi cela ne fait pas honneur à la politique".Interrogée sur l'appel à "l'unité nationale" lancé la veille par François Fillon, Mme Aubry a répondu: "Je dirais que le rôle d'un Président, d'un Premier ministre, quand les temps sont en effet durs, c'est de donner un cap, c'est de prendre des mesures".Selon Mme Aubry, dans son discours de Toulon, "Nicolas Sarkozy a dit en gros: +écoutez ce que je dis et ne regardez pas ce que je fais+. Il a attaqué le libéralisme alors que, sans réserve et sans concession, il l'applique en France depuis un an et demi, et nous en subissons aujourd'hui les conséquences".Pour un des porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, les déclarations de Mme Aubry "alternent entre mauvaise foi et incompétence.""Quand on a cru soi-même, avant de le faire croire aux Français, que la solution était de travailler moins, quand de ce fait on a été responsable d'une baisse des salaires dans notre pays sur la période 1999/2000 qui a touché essentiellement les travailleurs les plus modestes, quand on porte la responsabilité du boulet accroché aux pieds de notre économie, on fait au moins preuve d'un peu de discrétion et de prudence", a-t-il estimé dans un communiqué.
Source: AFP
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