
Le sénateur centriste Jean Arthuis a appelé dimanche les orphelins de l'UDF à participer à un "rassemblement des centristes", lors d'une réunion organisée au Sénat en présence notamment de la ministre du Logement Christine Boutin, présidente du Forum des Républicains Sociaux (FRS)."Notre objectif n'est pas de créer un parti centriste supplémentaire", a déclaré M. Arthuis devant plus de 200 personnes. Il s'agit de "créer les conditions favorables au rassemblement des centristes".Le sénateur de Mayenne, qui a quitté le MoDem après les élections municipales en condamnant la stratégie d'autonomie et le mode de gouvernance de François Bayrou, a ainsi appelé à la création de "relais départementaux", sur le modèle de ceux qui viennent de se former dans son département, en Seine-maritime et en Loire-Atlantique.Ces associations seront ensuite fédérées au niveau national, sous la houlette de M. Arthuis et d'une vingtaine d'autres parlementaires ex-bayrouistes, comme le député européen Jean-Marie Cavada. Cette fédération "a vocation à dialoguer avec tous nos partenaires centristes", a précisé M. Arthuis."Je me sens appelée par ce rassemblement des centristes", a déclaré Mme Boutin, ex-UDF qui a rejoint l'UMP en 2002. "Entre votre association et le FRS, je souhaite des passerelles, des rencontres et des partages".La présidente du FRS, qui a estimé que les centristes n'étaient "pas suffisamment entendus au sein de l'UMP", a souhaité devant la presse que son parti ne soit pas considéré par le parti majoritaire "comme un sous-fifre ou un faire-valoir".Parmi les participants figuraient le député européen Thierry Cornillet, toujours membre du MoDem mais très critique, qui a vu dans cette association un "comité national de salut centriste".Des messages d'encouragement de Michel Mercier, président du groupe centriste au Sénat et trésorier du MoDem, et de Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau centre, ont été lus.M. Arthuis, qui est accusé par ses détracteurs du MoDem et du NC de vouloir "pousser ses intérêts personnels" -pour conserver la présidence de la commission des Finances du Sénat après les élections de septembre et briguer la présidence du groupe centriste- a assuré devant la presse qu'il n'était "pas dans une démarche de jeu de pouvoir"."Nous devons faire vivre le débat d'idées, car nous ne pouvons pas attendre 2012 pour participer au redressement de la France", a-t-il affirmé. "La préparation des élections sénatoriales, européennes et régionales constitue un puissant motif pour rassembler les centristes".
Source: AFP
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