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MACAU - La flamme des Jeux olympiques de Pékin, après son passage à Hong Kong, a parcouru samedi Macao, sa deuxième étape chinoise, alors que le mauvais temps empêchait toujours une autre flamme d'être symboliquement portée au sommet de l'Everest, le toit du monde.
Hong Kong, une ancienne colonie britannique, a été rétrocédée à la Chine en 1997. Macao, qui appartenait au Portugal, l'a été deux ans plus tard. Les deux territoires jouissent d'une large autonomie.
Après la répression des émeutes au Tibet, le parcours international de la flamme dans une vingtaine de pays a été semé d'embûches, notamment en Europe et aux Etats-Unis, et la Chine est soulagée de la voir revenue sur son sol.
Pour l'accueillir, des centaines de personnes se sont rassemblées samedi sur les quais de Macao en agitant des drapeaux chinois et en scandant "Allez Pékin !".
Près du terminal des ferries, des étudiants de l'université de Macao ont organisé une manifestation, brandissant des pancartes dénonçant la couverture de la situation au Tibet par la chaîne d'informations américaine CNN, jugée malhonnête et partiale.
"Nous voulons que tout le monde sache que la Chine progresse, avance, se développe. Nous n'acceptons pas les reportages orientés qui sont diffusés sur la Chine", a expliqué l'un des manifestants, Johnson Zhang.
"ALLEZ LA CHINE"
Dans la ville de Sanya, à l'extrémité méridionale de l'île de Hainan où le relais se déroulera dimanche, la population se prépare aussi à la fête.
"En tant que Chinois, je ressens une grande fierté", lance Gao Li, après avoir déroulé sur le front de mer une grande banderole rouge portant les mots "2008, allez la Chine".
Les mesures de sécurité restent discrètes mais les personnes autorisées à assister au départ du relais, sur une île artificielle au large de Sanya, seront triées sur le volet.
Le projet de mener une autre flamme au sommet de l'Everest est toujours retardé par les fortes chutes de neige.
Depuis deux jours, l'équipe chargée de cette mission attend au camp de base, à 6.500 mètres d'altitude, une amélioration des conditions météorologiques qui lui permettrait de porter la flamme jusqu'aux 8.848 mètres du toit du monde.
Lors du passage de la flamme à Hong Kong vendredi, huit activistes ont été brièvement détenus et un autre militant pro-Tibet bousculé et qualifié de traître.
Les autorités de l'ancienne colonie britannique se sont vu reprocher leur fermeté inhabituelle dans la gestion de l'événement.
Le début du relais international de la flamme olympique a été marqué, notamment à Londres et à Paris, par de vives manifestations de défenseurs des droits de l'homme et du Tibet.
La mobilisation pro-Pékin des expatriés chinois a ensuite pris le dessus, notamment à Sydney et à Séoul, où ces derniers étaient bien plus nombreux.
Avec Nick Mulvenney et Ben Blanchard, version française Guy Kerivel Source: Reuters
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