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Le Maroc célèbre, le 8 septembre, la journée internationale de l'alphabétisation avec un bilan positif de la saison 2007-2008.
Le nombre des bénéficiaires des programmes d'alphabétisation a en effet connu une nette hausse, passant de 286.425 au cours de la saison 2002-2003 à 651.263 durant la période 2007-2008, ce qui a permis de réduire à 34 pc le taux d'analphabétisme parmi les personnes âgées de 10 ans et plus, taux qui était de 43 pc en 2004, selon le recensement de la population et de l'habitat.
Le nombre d'inscrits au titre de l'année 2007-2008 dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a atteint 22.390 personnes, soit 3,4 pc de l'ensemble des bénéficiaires.
Outre le changement institutionnel, la saison 2007-2008 a été caractérisée par l'équipement des services de l'éducation non formelle et de l'alphabétisation, au sein des délégations régionales d'éducation et de formation, par des ordinateurs dotés de logiciels de gestion des données statistiques.
Le Secrétariat d'Etat chargé de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle a entamé une réforme pédagogique axée sur une approche fonctionnelle et participative fondée sur le respect des droits de l'Homme, l'égalité et les valeurs.
Selon le bilan de la saison 2007-2008 réalisé par le Secrétariat d'Etat, cette saison a été marquée aussi par l'organisation de sessions de formation au profit de membres du personnel des services publics régionaux chargés de l'alphabétisation.
Durant l'exercice 2007-2008, une place privilégiée a été réservée à la communication et à la mobilisation dans l'action de ce département, qui s'est traduite par l'organisation d'une "très large" campagne nationale et de plusieurs rencontres de sensibilisation par les Académies et les délégations régionales.
Côté coopération internationale, le Secrétariat d'Etat a tissé un réseau d'échange intégrant plusieurs projets, notamment l'inclusion de la prévention du sida dans les programmes nationaux d'alphabétisation, le projet pilote Radio ECCA pour la diffusion de cours spécifiques à travers le système Ecca, le projet Alpha-Maroc et le projet Education et formation pour l'emploi au Maroc "Advancing Learning and Emloyability for a better Future" (ALEF).
Le même département dispose d'un lot de 560 conventions de partenariat avec la société civile.
Ces résultats probants traduisent une ferme volonté politique de placer l'alphabétisation dans les priorités de l'action gouvernementale.
Ainsi, le gouvernement actuel a-t-il appelé, dans sa déclaration de politique générale, à la création d'une agence nationale d'alphabétisation et fixé le taux de réduction du taux des analphabètes à moins de 20 pc à l'horizon 2012 au lieu de 38,5 pc enregistré en 2006. Dans la même déclaration, le gouvernement a également mis l'accent sur la nécessité de donner une chance à environ un million d'enfants de 9 à 15 ans non scolarisés, à travers un programme étalé sur cinq ans.
Pour exécuter une telle tâche, il faudra inscrire, aux cours d'alphabétisation, environ 250.000 enfants par an et leur ouvrir la voie à l'insertion dans l'enseignement formel et la formation professionnelle.
Depuis son accession au Trône, SM le Roi Mohammed VI accorde un intérêt particulier à la lutte contre l'analphabétisme.
A cet effet, le Souverain a lancé, en octobre 2003, une campagne sous le signe "Massirat Nour" (Marche vers la lumière) et annoncé la création d'un Secrétariat d'Etat auquel revient désormais le soin de lutter contre ce fléau.
A rappeler que le Maroc s'est vu décerner le "Prix Confucius" d'alphabétisation pour son programme destiné aux adolescents des zones rurales et que le ministère des pêches maritimes avait remporté le "Prix international Malcolm Adisechiah" de l'UNESCO pour avoir permis aux pêcheurs de vaincre l'illettrisme.
Cette année, l'Unesco met l'accent sur les liens entre la santé et la lutte contre l'illettrisme en plaçant l'événement sous le signe "l'alphabétisation est le meilleur remède".
A ce propos, le directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, estime, dans son message de circonstance, que "l'alphabétisation est un remède puissant, bien que trop souvent négligé, aux menaces qui pèsent sur la santé, car elle permet de favoriser une meilleure nutrition, ainsi que la prévention et le traitement des maladies".
"Les femmes qui ont suivi des études au-delà du primaire ont cinq fois plus de chances que les femmes analphabètes d'être informées sur le VIH et le SIDA", a précisé M. Matsuura, ajoutant que "la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement qui sont directement ou indirectement liés à la santé (à) passe absolument par la prise en compte de l'alphabétisation".
M. Matsuura a saisi l'occasion pour appeler à un accroissement des fonds destinés à l'alphabétisation et à une multiplication des programmes d'apprentissage pour les jeunes et les adultes.
Il convient de "créer un environnement alphabète stimulant où des individus de tous âges sont incités à entretenir et utiliser leurs compétences nouvellement acquises", a-t-il souligné.
Actuellement, 774 millions de personnes dans le monde ne savent ni lire ni écrire et 75 millions d'enfants restent exclus du système scolaire.
Source: MAP
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