|
BRUXELLES - Après les dernières révélations selon lesquelles Abdelkader Belliraj était un informateur de la Sûreté de l'Etat, le quotidien ""le Soir"" de ce lundi évoque une situation de ""guerre latente"" entre la Sûreté de l'Etat, le service antiterrorisme et la police belges. Le Soir relève que ces entités s'accusent mutuellement de rétention d'informations et d'un contrôle bâclé des informateurs, en rapportant deux déclarations anonymes émanant de la Sûreté de l'Etat et de la police fédérale qui montrent que ""le climat entre les deux services semble bien à l'orage"".
Selon le journal, la Sûreté de l'Etat souligne avoir vérifié le casier judiciaire de Belliraj avant de l'engager, alors que la police fédérale affirme contrôler les informateurs mieux que la Sûreté.
Dans cette polémique entre les services, le journal évoque aussi les déclarations de ""certains qui n'hésitent pas à prédire une demande de démission à l'encontre d'Alain Winants, patron des services de renseignements belge ou alors c'est que c'est la vielle garde qui l'entoure qu'il faudrait changer"".
Revenant sur le cas de Belliraj, le Soir confie que non seulement il était un informateur de la Sûreté, ""mais d'autres membres de son entourage le seraient aussi, dont le propriétaire de la maison où il habitait à Evergem"".
Et le journal d'ajouter qu'""à bonne source, on avance que cet homme là, au vu de ses relations, intéresse au plus haut point les services de secrets d'autres pays"". Source: MAP
|